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Attitudes et comportements des entreprises en matière d'égalité professionnelle

commentaire (0) | lu 68 fois | publié le 16/05/2012

L'égalité professionnelle femme/homme, une priorité secondaire pour les entreprises

L'Apec a mené une étude auprès des entreprises pour savoir ce qu'il en était aujourd'hui de la situation en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Une réalité perçue et reconnue. Les inégalités entre les femmes et les hommes sont très largement admises par les entreprises françaises, en général, quel que soit le statut (cadre ou non cadre). C’est notamment au sein de la population des cadres que cette difficulté est la plus massivement admise : 76% des répondants jugent la situation d’une femme cadre moins facile que celle d’un homme du même statut, soit 20 points de plus que pour les non-cadres. Cet écart s’explique aisément par l’exigence accrue exprimée par les entreprises à l’égard des cadres en termes d’engagement et de disponibilité et le principe que les femmes sont en charge des responsabilités familiales vis-à-vis des enfants est très fortement ancré. La promotion apparaît comme le sujet qui cristallise le plus les inégalités femmes/hommes : deux tiers des entreprises reconnaissent que les postes les plus élevés sont davantage occupés par des hommes que par des femmes.

Une priorité secondaire. Trois entreprises sur quatre s’accordent à penser que l’égalité professionnelle est une priorité RH. Mais elle se révèle une priorité toute relative. Seulement 39% des entreprises pensent qu’elles doivent agir en priorité en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Une tendance à embellir la situation dans son entreprise. Rares sont les entreprises qui déclarent la situation des hommes et des femmes égalitaire dans les entreprises françaises en général. Mais lorsqu’il s’agit de leur propre cas, elles déclarent très majoritairement que c’est une situation égalitaire qui domine. Dans les faits et au regard de la loi, de nombreuses entreprises sont sur la bonne voie et l’avancement sur les différents chantiers est assez homogène. Les trois quarts des entreprises déclarent avoir agi dans au moins un des domaines concernés par la loi. Parmi ces domaines d’actions, les conditions de travail constituent celui dans lequel les entreprises ont déjà mis en œuvre des actions ou prévoient de le faire d’ici douze mois.

Un enjeu collectif et individuel. Les entreprises semblent au final très désemparées face à cet enjeu qu’elles considèrent comme sociétal plus que RH. Le sentiment qu’ont les entreprises de ne pouvoir pas faire grand-chose, car ce problème les dépasse, apparait comme un frein. Le manque de temps est aussi fréquemment invoqué, ainsi que le manque de moyens. Le fait que l’entreprise n’ait pas encore établi de diagnostic sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une autre difficulté. Le RSC ou rapport de situation comparée est encore peu répandu (64%) et pas toujours utilisé. Mais le principal frein est le déni et le repli de la part de l’ensemble des acteurs de l’entreprise : dirigeants, managers, syndicats, salariés(ées). Car il faut une prise de conscience à la fois individuelle et collective pour que s’engagent des actions pour faire évoluer la situation des femmes dans les entreprises… et dans la société.

Source : Apec, Attitudes et comportements des entreprises en matière d’égalité professionnelle, mai 2012

Ce projet est cofinancé par l'Union Européenne

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