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Services techniques

lu 445 fois | publié le 28/07/2009

Témoignage · « Assurer l'industrialisation et l'optimisation de la chaîne de production. »

Pascal Raffanael, Ingénieur industrialisation méthodes, Robert Bosch France

Ingénieur généraliste après l’obtention de son diplôme à l’Institut catholique des arts et métiers, Pascal Raffanael débute sa carrière dans l’industrie automobile au sein du groupe Peugeot SA.

En 2000, il rejoint la filiale française de l’équipementier allemand Robert Bosch. Il exerce au sein de la division " Diesel System ", qui compte les principaux constructeurs automobiles comme clients. Les productions phares de l’entreprise sont notamment la fabrication d’injecteurs pompes et d’injecteurs pour systèmes " common-rail ".

D’abord recruté en contrat à durée déterminée, son intégration définitive se concrétise avec l’apprentissage de l’allemand. Rattaché au responsable méthodes production, au sein de la division " usinage ", il occupe le poste d’ingénieur de production. « Mes premières missions consistaient à améliorer l’industrialisation de l’outil de production. » Puis, à la suite d’un remplacement, il prend à son tour la responsabilité d’une ligne de fabrication au niveau des méthodes : « J’ai dû industrialiser (mettre en place) une deuxième ligne de production pour répondre à l’augmentation de la demande. »

Le rôle de Pascal Raffanael consiste tout d’abord à assurer la montée en cadence de la " production machine ". « J’interviens sur l’ensemble du processus de fabrication : je mets en place l’industrialisation. Cela passe par l’analyse des opérations machines. Cette étape nécessite du temps et un dialogue constant avec les services techniques, les constructeurs et les opérateurs, afin de fiabiliser l’outil de production. Puis je définis les plans de charges, les cycles et les cadences de production pour lancer le processus de fabrication. »

Il doit également veiller à maintenir la performance des machines et à optimiser l’outil de production. « Je dois maîtriser les coûts de la fabrication et mettre en œuvre une démarche qualité d’amélioration continue par des méthodes type Kanban ou Kaizen. Une fois la chaîne de fabrication lancée, j’analyse les "coûts rebuts" à partir des différents tableaux de bord d’activités. J’identifie les dépenses inutiles, en temps, en volumes et les économies potentiellement réalisables. J’assure ainsi la montée en cadence de l’appareil de production et recherche les sources de gains et de productivité. »

Une grande partie de son quotidien est consacrée au service de la production. Il se répartit entre le pilotage des équipes, des fournisseurs, et la participation à des projets internes. « Le déroulement d’une journée dépend des aléas de la production. Dans le cadre d’un projet 6 sigma, je dois gérer des domaines plus généralistes ; mais également animer des réunions destinées à améliorer l’appareil de production et résoudre les problèmes machines ou organisationnels. Les aspects ressources humaines tels que le maintien du climat social, la résolution des litiges au sein de l’atelier, la transmission des savoirs ou les discussions avec les partenaires sociaux peuvent également faire partie de mes attributions. »

Pour exercer le métier d’ingénieur industrialisation-méthodes, Pascal Raffanael insiste sur la capacité et la nécessité de relativiser et de s’adapter. « Le milieu de la production est passionnant ; toutefois, on peut rentrer tard le soir avec la peur du lendemain. Lorsqu’une ligne de production s’arrête, les mesures proposées et annoncées à la direction industrielle doivent être rapides et efficaces. »

Ce qui l’attire dans ce métier, c’est l’absence de routine : « La production est un univers très riche, les souhaits des clients évoluent, de même que les technologies. Il y a beaucoup de diversité et il faut s’adapter en permanence. » Par ailleurs, il souligne l’importance du contact humain pour s’épanouir dans ce métier. « Il faut échanger avec les différentes équipes : en interne, avec les fournisseurs, etc. pour progresser, éviter les pièges et développer sa capacité d’anticipation. »

À terme, Pascal Raffanael serait éventuellement intéressé par une expérience d’expatrié, considérée selon lui comme un accélérateur de carrière. « Actuellement les possibilités d’évolution en France sont réduites ; pour progresser, il est souhaitable de partir à l’étranger. Ces périodes d’expatriation durent généralement trois ans, elles permettent d’élargir les domaines de connaissances et d’avoir une vision plus globale de l’entreprise. »

Mots-clés : métierprocessméthodesprocédésindustrialisation