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Santé, social, culture

lu 15258 fois | publié le 26/09/2017

Médecin chef de service

Le médecin chef de service est responsable de l’organisation et du fonctionnement médical d’un service dans un hôpital ou un centre de santé, d’un service de médecine préventive ou d’un service de médecine du travail. Il s’intéresse essentiellement à la prise en charge globale des patients plutôt qu’à l’exercice clinique pur.

Autres intitulés

  • médecin directeur

 

Activités principales

Organisation et coordination du service

  • Élaborer, dans le cadre du projet d’établissement, le projet de service (définition des priorités, règles déontologiques, etc.). En assurer la mise en œuvre et le contrôle.
  • Coordonner l’activité médicale du service : planifier et organiser le travail des équipes en fonction des pathologies et des besoins des patients.
  • Assurer l’organisation de la prise en charge des patients du service (admissions et sorties).
  • Assurer la coordination des soins du service avec l’ensemble des professionnels de l’établissement ou extérieurs dans le cadre de prises en charge pluridisciplinaires ou parcours de soins…
  • Animer l’équipe médicale, organiser les réunions de service.
  • Fixer les objectifs aux membres de l’équipe médicale, effectuer un suivi quantitatif et qualitatif de l’activité du service.
  • Mettre en œuvre et participer à des actions de formation pour les membres du service.
  • Procéder à une évaluation régulière du personnel médical du service.
  • Analyser et anticiper l’évolution de l’activité médicale du service.
  • Veiller à l’équilibre médico-économique du service.
  • Concourir au développement de l’activité du service, définir les projets et priorités d’investissements (équipements médicaux, immobilier…).

 

Suivi de la prise en charge et de l’accompagnement des patients

  • Établir des protocoles médicaux de prise en charge et de suivi des patients pendant le séjour dans le service (bilans, prescriptions, examens complémentaires…) et veiller à leur bonne application.
  • Assurer la traçabilité des données et des informations médicales.
  • Assurer l’information, l’accompagnement et le soutien des patients et de leur entourage.
  • Veiller au respect des normes médicales et à l’intégration des bonnes pratiques professionnelles.
  • Garantir la continuité des soins.
  • Participer aux astreintes (à distance en renfort du médecin de garde ou bien dans l’établissement).
  • Mettre en place et suivre des indicateurs qualité, de gestion des risques et des vigilances.
  • Mettre en œuvre une démarche d’amélioration continue de la prise en charge des patients.

 

Participation au comité de direction de l’établissement

  • Participer à la conception et à la mise en œuvre du projet d’établissement.
  • Participer aux différentes commissions consultatives de l’établissement : commission médicale de l’établissement, comité de liaison en alimentation et nutrition, comité de lutte contre la douleur, comité de lutte contre les infections nosocomiales, etc.

 

Relations extérieures – Promotion de l’établissement

  • Développer et entretenir le réseau de partenaires : réseaux de santé, filières de soins…
  • Prendre part à des actions de communication scientifique.
  • Intégrer des réseaux d’experts, de chercheurs.
  • Mettre en œuvre ou participer à des projets de recherche.
  • Représenter l’établissement dans des événements externes.

 

Activités éventuelles

Les activités du médecin chef de service peuvent varier selon…

Le type d’établissement :

Dans un établissement public de santé, notamment un CHU (Centre hospitalier universitaire), ou encore dans certains établissements privés participant aux missions de service public (ESPIC), le médecin chef de service devra assurer des actions de formation d’étudiants en médecine et de recherche. À ce titre, le médecin chef devra :

  • Prendre la responsabilité de l’encadrement d’internes
  • Impulser et contribuer à une dynamique de recherche
  • Coordonner ou rédiger des communications scientifiques

 

La spécialité de l’établissement :

Dans un centre de médecine du travail, le médecin chef de service a pour mission d’organiser et assurer la surveillance médicale des salariés de l’entreprise « cliente » (soins d’urgence, visites médicales d’aptitude au travail, vaccination…), ainsi que de la conseiller en matière de prévention des risques (santé, sécurité). Il est garant des études de poste de travail, des études d’évaluation des risques, de la formation des correspondants (infirmiers, CHSCT…) ou encore de l’organisation d’activités de prévention auprès des salariés. Il est en relation avec la direction des ressources humaines de l’entreprise « cliente ».

Selon la taille des centres de médecine du travail, le médecin chef peut suivre des patients salariés au même titre qu’un autre médecin de son service.

Selon la spécialité de l’établissement ou du service, le médecin chef de service devra définir et superviser des protocoles spécifiques.

Par exemple, dans un hôpital psychiatrique, il devra :

  • Développer des filières de recrutement des personnes accueillies dans l’établissement
  • Mettre en œuvre de protocoles personnalisés de préparation des sorties des patients…

 

L’organisation de l’établissement :

Selon les établissements, les chefs de service assurent ou non des consultations. Si dans certains, ils assurent uniquement la fonction d’organisation et supervision, dans d’autres, ils consultent :

  • Soit des patients présentant les situations les plus complexes
  • Soit une consultation au même titre que les autres médecins praticiens

 

Variabilité des activités

Les activités du médecin chef de service peuvent varier selon…

Le type d’établissement :

Dans un établissement public de santé, notamment un CHU (Centre hospitalier universitaire), ou encore dans certains établissements privés participant aux missions de service public (ESPIC), le médecin chef de service devra assurer des actions de formation d’étudiants en médecine et de recherche. À ce titre, le médecin chef devra :

  • Prendre la responsabilité de l’encadrement d’internes
  • Impulser et contribuer à une dynamique de recherche
  • Coordonner ou rédiger des communications scientifiques

 

La spécialité de l’établissement :

Dans un centre de médecine du travail, le médecin chef de service a pour mission d’organiser et assurer la surveillance médicale des salariés de l’entreprise « cliente » (soins d’urgence, visites médicales d’aptitude au travail, vaccination…), ainsi que de la conseiller en matière de prévention des risques (santé, sécurité). Il est garant des études de poste de travail, des études d’évaluation des risques, de la formation des correspondants (infirmiers, CHSCT…) ou encore de l’organisation d’activités de prévention auprès des salariés. Il est en relation avec la direction des ressources humaines de l’entreprise « cliente ».

Selon la taille des centres de médecine du travail, le médecin chef peut suivre des patients salariés au même titre qu’un autre médecin de son service.

Selon la spécialité de l’établissement ou du service, le médecin chef de service devra définir et superviser des protocoles spécifiques.

Par exemple, dans un hôpital psychiatrique, il devra :

  • Développer des filières de recrutement des personnes accueillies dans l’établissement
  • Mettre en œuvre de protocoles personnalisés de préparation des sorties des patients…

 

L’organisation de l’établissement :

Selon les établissements, les chefs de service assurent ou non des consultations. Si dans certains, ils assurent uniquement la fonction d’organisation et supervision, dans d’autres, ils consultent :

  • Soit des patients présentant les situations les plus complexes
  • Soit une consultation au même titre que les autres médecins praticiens

 

Rémunération

Cadre confirmé : entre 50 et 120 k€

(Fourchettes de rémunération selon niveau d’expérience, taille et statut de l’établissement, convention collective de la branche…)

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Compétences fortes et avérées dans la spécialité médicale du service
  • Compétences managériales
  • Compétences organisationnelles
  • Compétences liées à l’encadrement et à la formation

 

Aptitudes professionnelles

  • Fortes qualités relationnelles
  • Sens aigu de l’organisation
  • Esprit d’équipe
  • Capacité à travailler en réseau
  • Qualités d’écoute
  • Autonomie

 

Le profil

Diplômes requis

  • Diplôme d’État de Docteur en médecine et DES (Diplôme d’études spécialisées – 3e cycle des études de médecine). Dans le cas d’un établissement ou d’un service spécialisé, le DES de la spécialité est requis (ex. psychiatrie, addictologie, neurologie etc.)
  • Le médecin peut également faire valoir des DU ou DIU complémentaires liés à la spécialité de l’établissement ou du service (ex. DIU médecine de rééducation, gestion des risques psycho-sociaux au travail, poumons et maladies systémiques, etc.).
  • Inscription au Conseil national de l’ordre des médecins obligatoire

 

Durée d’expérience

Généralement, pour accéder au poste de médecin chef de service, il faut avoir une expérience avérée de praticien d’au moins cinq ans.

Dans les établissements publics, l’accès au poste de chef de service s’effectue sur concours.

 

Postes précédents (P-1)

  • Médecin praticien en milieu hospitalier ou centre de santé (médecine du travail, santé publique…)
  • Médecin chef de service dans un autre établissement

 

Qui recrute ?

  • Établissements sanitaires de court séjour (centres hospitaliers régionaux, centres hospitaliers, hôpitaux locaux, établissements de soins de courte durée, établissements sanitaires des prisons, établissements de soins relevant du service de santé des armées)
  • Établissements sanitaires de moyen et long séjour (centres de lutte contre le cancer, établissements de soins de suite et de réadaptation, établissements de soins de longue durée, établissements d’enfants à caractère sanitaire)
  • Établissements psychiatriques (centres hospitaliers principalement spécialisés dans la lutte contre les maladies mentales, autres établissements de lutte contre les maladies mentales)
  • Organismes de santé publique, de prévention, de médecine du travail, de médecine scolaire, caisses d’Assurance maladie

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur de l’hôpital, de l’établissement de santé ou de l’organisme d’Assurance maladie
  • Président de la commission médicale d’établissement

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Équipe médicale du service
  • Directeur des soins
  • Cadre de santé
  • Médecin coordonnateur
  • Membres d’équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, infirmiers, ergothérapeutes…)
  • Médecins chefs des autres services de l’établissement
  • Directeurs des services administratifs de l’établissement

 

Externes :

  • Patients et leur entourage
  • Médecin coordonnateur
  • Acteurs intégrés aux parcours de soins (réseau local médical, social, judiciaire, enseignants de l’Éducation nationale, etc.)

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Médecin chef de service dans un autre établissement
  • Médecin directeur dans un organisme de contrôle ou de gestion de plusieurs centres

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Le métier de médecin chef de service tend, depuis de nombreuses années, de plus en plus vers les aspects managériaux et administratifs et de moins en moins vers les activités de praticien.

La loi HPST du 21 juillet 2009 a marqué un cran supplémentaire dans ce sens en déterminant l’obligation pour les hôpitaux de mettre en œuvre une démarche d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité, ainsi que des conditions d’accueil et de prise en charge des usagers.

Ainsi, le médecin chef de service a dorénavant la responsabilité de l’évaluation des actions médicales de son service, du recueil des indicateurs de qualité et de sécurité, ainsi que de la mise en œuvre des actions d’amélioration des services.

De plus, ces dernières années, on assiste à une nouvelle organisation des hôpitaux publics.

L’ordonnance du 2 mai 2005 puis la loi HPST du 21 juillet 2009 ont instauré puis confirmé l’organisation des hôpitaux publics selon des pôles d’activité, chaque pôle étant sous la responsabilité d’un chef de pôle.

L’organisation interne de ces pôles est définie librement par les établissements. Ils peuvent être divisés en structures librement définies dans le projet de pôle. Elles peuvent être dénommées « services », « unités », « départements » etc., qui, auront chacune un chef de service/d’unité/de département.

Avant 2005, la fonction de chef de service était exercée par un praticien titulaire nommé par le ministre chargé de la Santé sur une liste nationale d’habilitation à diriger un service. Aujourd’hui, il revient au directeur de l’établissement de nommer les responsables des structures internes, services ou unités fonctionnelles, sur proposition du chef de pôle, après avis du président de la commission médicale d’établissement (CME). Le règlement intérieur de l’établissement précise les modalités de cette nomination.

Néanmoins, les fonctions du médecin chef de service/d’unité/de département restent à ce jour celles présentées ci-dessus tandis que la fonction de chef de pôle devient quasi exclusivement administrative.

Au-delà des contraintes légales, l’environnement du médecin chef de service et, plus largement, des personnels soignants voit le début d’un fort bouleversement lié aux évolutions technologiques.

La rapidité du développement des nouvelles technologies de l’information impacte fortement l’ensemble du secteur sanitaire, social et médico-social.

Le marché de l’e-santé, par ses promesses de potentiel fort et mondialisé, attire les plus grandes firmes de l’informatique et d’Internet.

 

Pour exemple, quelques évolutions qui peuvent d’ores et déjà être envisagées :

  • Un algorithme complexe de calcul de risque d’infection majeure pour les patients pourra permettre l’établissement de protocoles de soins personnalisés pour les personnes les plus à risque.
  • Des mesures de constantes et l’échange d’informations à distance pourront éviter des déplacements de patients à l’hôpital et l’encombrement des services.
  • Des mesures de prévention et d’information très ciblées et adaptées (sur la base de données personnelles) pourront permettre de réaliser des économies financières importantes.

 

Le fonctionnement des services des établissements de santé sera impacté et l’organisation des tâches des personnels devra être revue.

On peut penser que ces nouvelles technologies pourront également avoir un très fort impact pour le développement de l’hospitalisation à domicile (HAD).

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