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Temoignages

lu 0 fois | publié le 21/10/2015

Témoignage · « Dans une activité de services et de prestations intellectuelles comme la traduction, l'urgence et l'imprévu font partie du quotidien ce qui nécessite une grande réactivité et une certaine résistance au stress. »

Sylvain Barraud, Chef de projet multilingue associé, Wordclass

Après un cursus de deux ans en classe préparatoire littéraire, Sylvain Barraud, très attiré par le domaine de la traduction, a intégré l’ISIT directement en troisième année. Il en est sorti en 2010 avec un diplôme de Master de Management interculturel. « Le métier de traducteur m'intéressait beaucoup, c'est pour cela que je me suis dirigé vers l'ISIT. En troisième année à l'ISIT, il y a un programme très centré sur la traduction, et en ayant approché la fonction de traducteur je me suis dit que ce n'était peut-être pas ce que je recherchais exactement, c'est aussi pour cela que je me suis orienté vers le management interculturel plutôt que l'autre Master plus centré traduction. »

Son parcours professionnel s’est amorcé pendant sa formation puisque tout juste diplômé, il a été embauché en CDI chez Wordclass, agence de traduction dans laquelle il a réalisé plusieurs stages en traduction et en gestion de projet au cours de ses études. « Lors de mon premier stage, l’entreprise venait d’être créée, j’ai donc eu l’opportunité de participer aux activités de création. On m'a proposé un CDI à la fin de mon dernier stage, j'y suis resté et depuis l’année dernière, je suis associé. »

Les missions de Sylvain Barraud ont évolué avec le développement de l’entreprise : « Quand je suis rentré chez Wordclass j'étais chef de projet junior. Ensuite je me suis orienté vers la gestion opérationnelle, c’est-à-dire l'aspect technique des logiciels de gestion de projet, les relations clients et fournisseurs. » 

Bien qu’un chef de projet multilingue n’effectue pas de traduction, une formation linguistique est incontournable pour opérer une bonne gestion des projets et bien anticiper les difficultés auxquels les traducteurs pourraient se trouver confrontés. Quand Sylvain Barraud, reçoit une demande de traduction il va confier au traducteur sélectionné un « kit projet » contenant le texte à traduire mais également un repérage des éventuelles difficultés ainsi que les mémoires de traduction.

Ainsi selon Sylvain Barraud, au-delà des connaissances linguistiques, un chef de projet doit disposer de compétences relationnelles pour le contact avec les clients, de capacités d’organisation et d’adaptation pour structurer son activité et répondre aux demandes urgentes, mais aussi d’une grande aisance avec les outils informatiques bureautiques, édition, TAO…

Les outils de TAO sont des logiciels spécifiques des traducteurs qui permettent à la fois d’optimiser le travail de traduction et d’assurer la cohérence des traductions d’un même client au fil du temps. En effet, « ce système n’analyse pas les mots ou les phrases mais ce qu'on appelle des segments, c'est à dire des sections logiques de texte, qui ne s'arrêtent pas à la phrase mais à une partie du document conduite par la même logique. Cela fonctionne de la manière suivante : on va traduire un document dans notre logiciel qui va tout enregistrer. Lors d’une nouvelle mission, le logiciel analyse le nouveau document et vérifie si certains segments se ressemblent ou s’ils ont déjà été traduits, le cas échéant il appliquera un coefficient de ressemblance, par exemple tel segment correspond à 70 % d'un texte qui a déjà été traduit. Dans ce cas, le logiciel peut suggérer une traduction précédente mais c’est toujours le traducteur qui prend la décision. »

Mots-clés : métiertraductionchef de projettraducteur