Animateur - Formateur (environnement) - Apec.fr

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Ressources humaines

lu 4490 fois | publié le 25/09/2017

Animateur - Formateur (environnement)

L'animateur-formateur en environnement conçoit, planifie, met en œuvre et évalue les actions et outils pédagogiques qui accompagnent l'intégration progressive des connaissances (savoirs), des compétences (savoir-faire) et des attitudes (savoir être), pour une meilleure prise en compte de l'environnement.

Autres intitulés

 

Activités principales

La formation à l'environnement vise l'amélioration des connaissances et de la qualification professionnelle sur des approches et techniques spécifiques. Elle a parfois pour objectif la réinsertion professionnelle par le biais d'actions environnementales concrètes (travaux d'entretien de la nature).

L'éducation à l'environnement s'adresse souvent à des publics variés, notamment les enfants en milieu scolaire sur des projets liés à l'environnement au sens large (nature, patrimoine humain, gestion de l'environnement...) et basés sur différentes approches pédagogiques (pédagogie de projet, pédagogie active, ludique, sensorielle, scientifique, artistique...). 

 

L'éducation à l'environnement et la formation à l'environnement intègrent les objectifs du développement durable dont l'environnement est l'un des trois piliers.

Activités spécifiques à l'environnement

  • Déclencher une prise de conscience capable d'entraîner des changements dans le mode de vie, les procédures de travail ou de management, à partir de la compréhension physique, biologique et sociale des phénomènes.
  • Expliquer la réglementation et le cadre de la demande sociétale au regard des enjeux environnementaux (biodiversité, énergie, qualité de l'eau et de l'air, déchets...).
  • Organiser des visites de terrain, des visites techniques, des événements ou des jeux de rôles.
  • Travailler à partir des représentations sociales, afin d'analyser d'un point de vue collectif les résistances aux changements.
  • Former à l'approche systémique et à l'interdisciplinarité.
  • Dispenser des apprentissages notionnels (écologie, pollutions, méthodes, gestes techniques..) tout en accordant une part fondamentale à la relation émotionnelle entre l'individu et ce qui l'entoure.
  • Initier à l'ouverture aux autres, à la compréhension des logiques d'acteurs et aux pratiques de concertation.

 

Activités classiques des formateurs animateurs

  • Analyser les besoins et les objectifs de la formation-animation qui doit prendre en compte les attentes du commanditaire, les pré-requis supposés des personnes à former et le niveau de connaissance à atteindre.
  • Élaborer le cahier des charges des interventions et des programmes de formation-animation (durée de la formation, lieux, déplacements à prévoir, outils de sensibilisation, intervenants, chronologie).
  • Concevoir, améliorer et adapter les supports pédagogiques (séquences pratiques, manuels, outils pédagogiques...).
  • Évaluer, voire suivre, les personnes formées (tutorat).

 

Activités de marketing, de vente et d'ingénierie de formation

  • Évaluer la demande globale.
  • Identifier les publics et leurs attentes spécifiques.
  • Construire une offre variée de formation.
  • Constituer et gérer les fichiers de clients, de prospects, de diffusion, et rester attentif aux prescripteurs.
  • Travailler  en réseau d'acteurs de l'EEDD (National, régional et départemental).

 

Variabilité des activités

Le terme environnement regroupe de nombreux objets (physiques, biologiques, sociaux) et certains formateurs peuvent parfois se spécialiser sur certains de ces objets. Une approche globale, ou systémique, demeure fondamentale dans les approches pédagogiques en environnement. Par ailleurs, la notion de développement durable intègre l'environnement, l'économie et la sphère sociale. Aussi voit-on plus ou moins distinctement employés les termes d'éducation à l'environnement et / vers / pour le développement durable, ou éducation au développement durable.

Le consultant-formateur :

Il assure la formation aux connaissances et méthodes de prise en compte de l'environnement dans les projets d'aménagement du territoire, de gestion des espaces naturels, d'agriculture, d'écotourisme, d'évolution de la production énergétique et des économies d'énergie, de l'éco-habitat... ou dans des projets strictement pédagogiques (formation d'enseignants et d'éducateurs à l'environnement).

Il intervient pour des commanditaires publics ou privés souhaitant acquérir de nouvelles compétences, notamment au moment où ils mettent en place de nouveaux systèmes de gestion de l'environnement. Il analyse les besoins et accompagne les changements de comportement qui permettront la mise en place de procédures et l'adaptation des organisations.

 

L'animateur nature, l'éducateur environnement :

Il intervient dans la société civile au cours des séquences spécialisées (visites, conférences, projets, classes d'environnement). Plutôt qu'assener ses messages, il préfèrera induire des confrontations émotionnelles et rationnelles de son public avec le terrain.

 

Le responsable de structure :

Il organise et gère une offre globale. Il dirige et pilote une équipe. Il recrute et encadre les animateurs-formateurs en environnement, et assure la gestion commerciale, administrative et financière (vente ou subventions).

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 18 et 25 k€

Jeune cadre : entre 25 et 30 k€

Cadre confirmé : entre 30 et 45 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • ­Une solide culture générale en environnement et une connaissance du public cible sont indispensables ainsi qu'une bonne expérience de terrain afin de rendre plus concrète la démarche pédagogique
  • La conduite de l'ingénierie de formation avec gestion des intervenants implique toujours d'entretenir un réseau efficace de personnes compétentes en environnement afin de  disposer d'intervenants de haut niveau
  • Maîtrise des techniques de formation, des démarches pédagogiques, des méthodes d'animation et de conduite de groupe
  • Le responsable d'organisme de formation ou d'une structure d'association doit savoir gérer une équipe et un budget, avoir une bonne connaissance de la législation de la formation professionnelle, de l'animation et de la sécurité des groupes sur le terrain

 

Aptitudes professionnelles

  • Bon sens de la pédagogie et aisance orale et rédactionnelle afin de dispenser des formations attrayantes
  • Un bon relationnel afin d'assurer la dynamique d'un groupe, la cohésion d'une équipe
  • Une grande curiosité intellectuelle afin de se maintenir en veille et d'être toujours au fait des derniers changements intéressant son domaine d'intervention

 

Le profil

Diplômes requis

  • BTSA Gestion et protection de la nature (en cours de restructuration), BP JEPS et DEJEPS dans le domaine de l'animation en environnement avec expérience
  • Licence Pro (exemple : concepteur-coordinateur de projet en éducation à l'environnement, médiation scientifique et éducation à l'environnement), diplôme d'éco-interprète
  • Master en sciences de la vie et de la terre ou sciences physiques (ingénieurs thermiciens...) parfois avec option en médiation de la culture scientifique...)
  • Master en sciences humaines (géographie, développement des territoires...), en sciences de l'éducation (nécessite généralement une double compétence)
  • Diplôme d'ingénieur agronome

 

Durée d’expérience

Les postes d'animateurs dans le milieu associatif et d'enseignement en environnement dans le secteur public sont ouverts aux jeunes diplômés, avec un minimum d'expérience (professionnelle ou bénévole).

Dans l'animation environnement, on commence également à rencontrer des seniors très expérimentés. La plupart des responsables de structures ont derrière eux une longue et solide expérience de l'animation acquise en tant qu'animateur, animateur nature ou animateur  environnement.

Dans le secteur de la formation en entreprise, on demandera toujours une expérience (cinq ans) dans la pratique d'un métier et/ou dans le contexte professionnel de la formation.

 

Postes précédents (P-1)

  • Chargé d'études environnement
  • Chargé de mission environnement 
  • Ingénieur ou responsable environnement

 

Qui recrute ?

  • Associations institutionnelles : agences régionales de l'environnement, conservatoires des sites naturels, centres permanents d'initiatives sur l'environnement, associations d'éducation à l'environnement...
  • Fonction publique territoriale : conseils généraux, communes, agglomérations, pays, parcs naturels régionaux, syndicats chargés des collectes sélectives, syndicats mixtes...
  • Lycées agricoles avec des spécialités environnement (BTS)
  • Cabinets conseil offrant des services de formation
  • Syndicats et organisations professionnels offrant de la formation en environnement
  • Associations d'usagers (pêche, chasse...), associations d'environnement, organismes de tourisme, loisirs ou sports de nature, centres d'accueil de classes d'environnement...

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur
  • Directeur pédagogique
  • Service d'animation ou de communication
  • Élu
  • Conseil d'administration d'association

 

Environnement de travail et interlocuteurs

  • Élus et décideurs, managers
  • Étudiants et jeune public
  • Grand public, citoyens, touristes, visiteurs...
  • Spécialistes, scientifiques et autres professionnels de l'environnement
  • Chargés d'études
  • Cadres de production
  • Spécialistes de la communication

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Responsable formation
  • Directeur de structure de formation
  • Directeur de structure d’éducation à l’environnement

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

La socio-économie de l'environnement a beaucoup évolué depuis une quinzaine d'années : 

  • Professionnalisation et économie de marché croissantes, augmentation du nombre de diplômés, multiplication des structures  porteuses d'emplois salariés (associatives en particulier), développement des marchés publics avec avis d'appel à concurrence (appels d'offre) et développement des marchés privés.
  • Généralisation du terme d'éducation à l'environnement pour ou vers un Développement Durable (EEDD) et institutionnalisation croissante de sa prise en compte (en particulier au Ministère de l'Education Nationale).
  • Diffusion plus large de la sensibilité et du discours écologique dans la sphère politique et dans les médias dans la société en général : magasins et rayons d'alimentation bio, magasins spécialisés dans la découverte de la nature, films documentaires grand public.

 

La majorité des employeurs dans ce domaine s'inscrit dans une logique d'économie sociale et solidaire argumentée et promue comme une alternative socio-économique.