« Le rôle du responsable des relations sociales consiste à trouver un juste équilibre entre les intérêts de l’entreprise et ceux des salariés et à maintenir en toutes circonstances le dialogue social. » - Apec.fr

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Temoignages

lu 0 fois | publié le 04/09/2013

Témoignage · « Le rôle du responsable des relations sociales consiste à trouver un juste équilibre entre les intérêts de l’entreprise et ceux des salariés et à maintenir en toutes circonstances le dialogue social. »

Anne-Laure Michelot, Responsable des relations sociales, Seris Group

Anne-Laure Michelot est avocate de formation et d’expérience. Elle obtient son certificat d’aptitude à la profession d’avocat en 1998 et débute sa carrière dans différents cabinets où elle exerce en droit des affaires et en droit social jusqu’en 2003. Elle décide ensuite d’intégrer le monde de l’entreprise et devient juriste sociale chez Décathlon. « Mon périmètre à l’époque était d’environ 45 magasins et deux entrepôts. Je prenais en charge les dossiers individuels et donc tout ce qui a trait à la gestion du disciplinaire, du contentieux et je co-animais différentes instances (CE, CHSCT...) J’animais également beaucoup de formations en droit social à destination des cadres des magasins. » Souhaitant étendre ses compétences aux relations sociales, elle décide de changer d’entreprise et rejoint SPIE Ouest-Centre, une entreprise de travaux publics, pour laquelle elle gère les relations sociales, sous la responsabilité du directeur des ressources humaines, durant trois ans.

Depuis octobre 2011, elle occupe le poste de responsable relations sociales au sein du groupe SERIS, deuxième groupe français de sécurité privée qui compte près de 9 000 salariés. Son équipe est constituée de trois juristes spécialisées en droit social ainsi que d’une assistante juridique/RH.

Placée sous l’autorité du directeur des ressources humaines, la fonction de responsable des relations sociales est très riche, variée, et en perpétuelle évolution : négociation des accords collectifs, animation ou présidence des instances représentatives du personnel (comité d’entreprise, comité d’entreprise européen), coordination de la politique sociale au niveau des instances de proximité (délégués du personnel, CHSCT), coordination de la politique juridique du groupe, relations avec les Inspections du Travail...

Les contacts avec les représentants du personnel se font de manière quotidienne. « Je reçois tous les jours des revendications ou des remontées d’information de la part des représentants du personnel sur des problématiques terrain. Il est alors indispensable de traiter rapidement ces questions. En effet, la réactivité est essentielle pour conserver de la crédibilité, ce qui permet ensuite, dans des situations de forte tension, de pouvoir continuer à dialoguer et éviter ainsi d’arriver à des situations de blocage voire de grève. »

Depuis son arrivée au sein du groupe SERIS, Anne-Laure Michelot a négocié, en collaboration avec le directeur des ressources humaines, 10 accords collectifs. Elle a notamment travaillé sur la mise en place d’un régime concernant les frais de santé, thème central sur lequel il existe en général beaucoup d’attentes de la part des collaborateurs.

Elle a aussi négocié un accord sur la pénibilité, un accord sur la mise en place du vote électronique, un accord sur l’égalité professionnelle homme/femme, la NAO... Parmi les projets en cours, elle négocie actuellement un protocole d’accord pré-électoral, un accord sur le temps de travail ainsi qu’un accord sur le dialogue social.

Responsable des relations sociales est un métier riche et passionnant en particulier sur le plan humain : « J’ai des contacts quotidiens avec le DRH/RRH, les représentants du personnel, la DAF, et l’ensemble des collaborateurs que je peux être amenée à rencontrer. »

C’est un métier pointu en perpétuelle évolution, puisqu’intrinsèquement lié aux évolutions jurisprudentielles et légales, qui nécessite une première expérience professionnelle conséquente. « Je conseillerais à toute personne souhaitant exercer ce métier de faire ses premières armes sur du disciplinaire, des relations individuelles, de comprendre l’entreprise, son fonctionnement et d’avoir un maximum de curiosité car au-delà d’une solide compétence juridique, la connaissance des rouages de l’entreprise est absolument indispensable. »