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Informatique

lu 219 fois | publié le 26/05/2014

Témoignage · « En tant que directeur de projet informatique, j’assure le pilotage d’un certain nombre de projets avec l’appui de mes équipes et je travaille directement avec les métiers. »

Joël Daubas, Directeur de projet, Clareen Consulting

Titulaire d’un master informatique à l’ENSEEIHT obtenu en 1995, Joël Daubas travaille pour le compte de différentes sociétés de services auprès d’entreprises du secteur des télécoms, des médias et de l’asset management comme ingénieur d’études informatique puis chef de projet. A partir de 2006, il occupe des fonctions de directeur de projet adjoint puis de directeur de projet. Il encadre alors une soixantaine de personnes (dont 15 en Roumanie), gère un budget de plus de 10 millions d’euros et a en charge un ensemble des projets dans le domaine de la facturation, la gestion des contrats, le recouvrement et le provisionning pour divers opérateurs de télécommunications. En 2012, il rejoint une autre SSII, Clareen Consulting, pour travailler pour une grande entreprise du secteur des transports terrestres sur un ensemble de projets de credit management, de gestion de contrats financiers et de mise en facturation.

« Être directeur de projet, c’est avoir une vision transverse des besoins des clients par rapport à leur système d’information, c’est aussi être force de propositions et leur apporter des conseils. Pour assurer le management d’un portefeuille de projets sur un domaine donné, je commence par analyser les besoins exprimés par les directions des métiers concernés, puis j’évalue les risques, les charges, je définis une priorisation que je fais valider en comité de pilotage par les directeurs des métiers concernés. ».

Joël Daubas réalise tout d’abord une pré-étude qu’il soumet au comité de pilotage ; il propose différents types de solutions, avec les impacts en termes d’architecture et collabore également avec les urbanistes SI : « Il faut se baser sur les décisions du comité d’urbanisme et suivre les directives de l’entreprise en ce qui concerne les choix technologiques, comme celui d’adopter des solutions en mode cloud ». Il fait également une évaluation financière lors de l’avant-projet de manière à estimer les charges tant en achat de logiciels qu’en ressources de développement ou d’intégration.

Une fois la solution technique validée en comité de pilotage, Joël Daubas réalise la consultation auprès des éditeurs en synergie avec le service achats, et rédige les appels d’offres afin de choisir les produits : il participe aux négociations, et gère tout au long du projet l’aspect contractuel avec les sous-traitants retenus. « Afin de suivre l’avancement du projet, je mets en place des réunions de travail hebdomadaires. ».

Pour l’ensemble du projet, Joël Daubas constitue et manage une équipe de 15 à 30 personnes, internes et sous-traitants, chefs de projets et consultants. « Tout au long du déroulement du programme, j’ai en charge la gestion des ressources, la gestion financière du projet et l’encadrement de la partie technique déléguée. Contrairement au chef de projet qui gère un projet à la fois, un directeur de projet gère plusieurs projets en parallèle et doit avoir une vision globale de manière à équilibrer les phases et les enchainements entre les différentes équipes. ».

« L’expertise technique est moins importante lorsqu’on est directeur de projet, que pour un chef de projet, même si notre backgroud technique nous permet de comprendre facilement les avantages de chaque solution ou les évolutions technologiques. Il faut bien maîtriser la gestion de projet (PMO), pour organiser les différentes phases du projet et savoir respecter les budgets, même si on ne peut pas prévoir tous les aléas. Mais il est surtout indispensable d’avoir un bon relationnel et un discours simple, compréhensible par les membres du comité de pilotage, directeurs généraux et directeurs financiers tout en étant capable de répondre à leurs problématiques parfois complexes. Je passe entre 50% et 60% de mon temps en réunion avec des interlocuteurs différents, directeurs opérationnels, experts techniques, équipes commerciales des prestataires, il est nécessaire de pouvoir communiquer sur le projet en fonction des besoins et des attentes de chacun. ».

C’est son équipe qui joue le rôle d’interface avec les sous-traitants retenus (éditeurs et intégrateurs) et valide la conformité des développements par rapport aux exigences du cahier des charges. Il coordonne l’activité des chefs de projets et peut être amené à leur déléguer les négociations avec les prestataires ou une partie des relations avec les métiers donneurs d’ordre. Enfin, il est chargé de faire du reporting très régulièrement auprès du directeur de programmes et du comité de pilotage.

« Même si le périmètre technique évolue, la fonction de directeur de projet reste la même ; aujourd’hui, je gère des projets dans une architecture cloud, et les problèmes sont identiques en termes de gestion de projet. Un directeur de projet est déjà un gestionnaire de contrats avec les éditeurs et les intégrateurs ; avec le cloud, il va, de surcroit, être amené à négocier les contrats pour les utilisateurs. ».

A consulter

  • Directeur de projet (informatique)
  • « En tant que directeur de projet informatique, j’assure le pilotage d’un certain nombre de projets avec l’appui de mes équipes et je travaille directement avec les métiers. »

Mots-clés : métierprojet informatique