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Informatique

lu 0 fois | publié le 28/05/2014

Témoignage · « Je manage une équipe sur nos offres dédiées au décisionnel, je définis la stratégie du pôle et je réalise également des missions de mise en place de solutions de Business Intelligence (B.I.) aussi bien dans les domaines études que IT. »

Emmanuel Favreau, Directeur du pôle décisionnel, Axones (Groupe Neurones)

Titulaire d’un DESS de génie informatique en 1997, Emmanuel Favreau intègre BrainSoft (entité dédiée au développement applicatif et au conseil du groupe Neurones), où il avait effectué son stage. En 2008, il devient directeur du pôle décisionnel d’Axones, société d’intégration et de conseil en nouvelles technologies du groupe Neurones (SSII de 3700 collaborateurs).

« En tant que directeur du pôle décisionnel, j’organise le pôle, encadre une équipe de 25 collaborateurs, ingénieurs et managers, gère les partenariats avec les éditeurs de solutions de B.I. (Business Intelligence) et assiste la force de vente pour identifier l’adéquation des profils avec les projets. Je réalise également des avant-ventes en participant à la rédaction des propositions, à leur chiffrage et aux soutenances devant les clients. ».

« Un système d’informatique décisionnelle (ou Business Intelligence) s’appuie sur quatre composantes principales : l’acquisition des données depuis un ensemble de systèmes souvent fonctionnellement et techniquement hétérogènes, leur stockage, leur structuration au sein d’un modèle « orienté métier » (axes d’analyse, indicateurs, agrégats), leurs restitution et leur diffusion au travers de différents médias et tableaux de bord. Pour chacune de ces composantes existent plusieurs produits : ETL, bases de données OLTP et OLAP, outils de reporting et d’analyse, portails. L’architecture d’une solution décisionnelle doit tenir compte des besoins mais également du contexte de l’entreprise (technologies déjà utilisées, compétences existantes,…) ».

Emmanuel Favreau réalise en parallèle des missions de conseil opérationnel auprès de clients grands comptes. Il était intervenu auparavant sur les phases de conception, réalisation et déploiement donc sur le domaine études. Aujourd’hui, il intervient auprès d’un grand groupe de l’agroalimentaire pour coordonner des projets, mettre en place les infrastructures et les processus permettant l’hébergement de systèmes décisionnels. « Un des types de projet sur lesquels j’interviens actuellement consiste à gérer l’intégration de systèmes décisionnels hébergés au niveau des filiales dans leurs pays vers des infrastructures mutualisées par un grand hébergeur en France. Deux projets ont déjà eu lieu, celui concernant l’intégration des filiales françaises et un autre concernant deux filiales asiatiques. Chacun de ces projets fait appel à des technologies décisionnelles différentes devant s’intégrer dans des processus communs de support et de delivery. ».

« La problématique d’un projet décisionnel réside dans le contexte organisationnel, technique et fonctionnel propre à chaque client. La réponse se trouve donc dans l’orchestration d’une solution à base de méthodologie, de technologie et de ressources humaines. Cette solution doit également tenir compte des contraintes de la société. Un des rôles du consultant décisionnel est d’être critique vis-à-vis du besoin pour minimiser les coûts et maximiser les gains. Pour répondre à cet objectif il est nécessaire de discuter avec l’ensemble des acteurs aussi bien fonctionnels, et donc connaissant les systèmes sources (CRM, ERP,…) ainsi que la MOA ou l’AMOA, que techniques (administrateurs des bases de données, responsables réseaux,...) » .

« Le décisionnel est arrivé plus tard que l’informatique « classique » puisqu’il n’a pu se développer qu’après l’arrivée à maturité des systèmes dont il source les données. Le décisionnel a atteint depuis plusieurs années un niveau stabilisé en termes de fonctionnalités mais il reste à franchir le pas de l’industrialisation. Versionning, recette, intégration continue,… d’une façon générale tout ce qui touche à la gestion du cycle de vie des applications BI (ALM) sont autant de sujets sur lesquels l’informatique décisionnelle doit progresser. Dans ce contexte, le consultant décisionnel devra accompagner le mouvement par une bonne connaissance des processus industriels. En parallèle, l’informatique décisionnelle continue d’évoluer, de nouveaux domaines connexes sont en cours de développement : référentiel de données, Data quality, Big Data, BI Mobile, recherche sémantique. Là encore, le consultant BI doit faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité pour faire évoluer ces nouveaux domaines en s’inspirant de son expérience. ».

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