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Gestion, finance, administration

lu 5665 fois | publié le 18/09/2017

Fiscaliste

Le fiscaliste veille à une application optimale du cadre juridique et fiscal de l’entreprise qui soit à la fois conforme à la législation en vigueur et qui permette de créer de la valeur pour l’entreprise.

Autres intitulés

  • Fiscaliste d’entreprise
  • Juriste fiscaliste
  • Avocat fiscaliste
  • Responsable fiscal
  • Responsable juridique et fiscal
  • Responsable comptable et fiscal

 

Activités principales

Veille et prévention des risques

  • Analyser les aspects fiscaux des activités de l’entreprise.
  • Identifier les particularités fiscales des activités et leurs conséquences légales et comptables.
  • Mettre à jour en permanence la documentation juridique et fiscale de l'entreprise.
  • Suivre l'actualité fiscale française et les modifications législatives ayant des conséquences sur la comptabilisation et la gestion financière de l'entreprise.
  • Suivre l'actualité légale et jurisprudentielle fiscale.
  • Elaborer des notes de synthèse décrivant ces modifications du cadre légal et de ses conséquences.
  • Revoir les déclarations fiscales et les contrats ayant une incidence fiscale.

 

Conseil

  • Assister les équipes comptables sur les questions fiscales
  • Vérifier que les prix de transfert pratiqués au sein d’un groupe sont bien conformes aux prix de pleine concurrence.
  • Proposer des solutions fiscales pour la gestion et la réduction des impôts.

 

Interface avec l'administration fiscale

  • Suivre les contrôles fiscaux en assurant l'interface avec l'administration fiscale.
  • Rechercher et élaborer les stratégies de défense et de solutions négociées ou transigées lors de contrôles ou de contentieux fiscaux.

 

Normes comptables internationales

  • Instruire le dossier de choix des normes internationales à appliquer sur le plan fiscal.
  • Analyser les impacts spécifiques des normes internationales sur les comptes de l'entreprise.
  • Participer à la formation des collaborateurs comptables et financiers sur les normes internationales.
  • Mettre en place avec le service consolidation les retraitements de consolidation spécifiques à ces normes.

 

Activités éventuelles

Le métier de fiscaliste est un métier de plus en plus tourné vers l’international. Le fiscaliste peut être amené à comparer les situations fiscales de pays différents, leurs avantages et leurs inconvénients. Au sein d’un groupe, il coordonne les politiques fisclaes de filiales étrangères et participe à la mise en place des règles comptables et fiscales de consolidation.

Lors des projets de fusion-acquisition, le fiscaliste participe à l’analyse des dossiers d’acquisition de sociétés en étudiant les aspects fiscaux des sociétés en question et les conséquences sur la fiscalité propre de l’entreprise. Il peut aussi réaliser des audits fiscaux en cas d’acquisition ou de cession d’entreprise. De plus, il peut être amené à participer à la restructuration financière du groupe. Dans chacune de ces situations, il est chargé de définir les meilleures options en fonction de leurs avantages fiscaux.

Selon l’activité du groupe, le fiscaliste instruit des dossiers spécifiques à celle-ci, TVA particulière ou crédit d’impôt sur investissements.

Dans les banques, le fiscaliste développe des supports de communication fiscale : réalisation de lettres d’information, guides fiscaux à destination des services internes, des clients. Il participe aux comités fiscaux organisés par les instances de la place de Paris.

 

Variabilité des activités

Le poste varie en fonction de la taille du groupe, de la multiplicité des filiales et des secteurs consolidés. Il varie aussi en fonction de la maturité de l'entreprise : plus l'entreprise est ancienne et les filiales nombreuses, plus la gestion fiscale en sera compliquée. Lorsqu'un groupe complexe subit une phase de restructuration juridico-comptable, les missions du fiscaliste sont particulièrement importantes. Dans un grand groupe, les besoins vont privilégier des spécialisations par sujet.

 

La taille de l’entreprise influe sur le rattachement hiérarchique. Dans une banque ou une grosse entreprise le fiscaliste est rattaché au directeur juridique et fiscal, tandis que dans de plus petites structures, il sera plus souvent rattaché directement à la direction générale.

  • Si le fiscaliste est salarié d’une entreprise, son rôle consiste à contrôler la conformité de son entreprise à la réglementation en vigueur. Il a donc un rôle en amont de veille, de suivi de l’application de la réglementation et de contrôle. En cas de litige, il intervient au nom de l’entreprise auprès de l’administration fiscale.
  • Si le fiscaliste travaille dans un cabinet de consultant, il sera spécialisé dans telle ou telle expertise (prix de transfert, fusions acquisitions, fiscalité internationale…)

 

Rémunération

Jeune cadre : entre 35 k€ et 50 k€

Cadre confirmé : entre 50 k€ et 100 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Polyvalence : en plus de devoir maîtriser la fiscalité et le droit, le fiscaliste doit avoir de solides connaissances en comptabilité, en gestion et en informatique
  • Maîtrise des différentes techniques financières, le goût et la mémoire des chiffres
  • Maitrise des techniques d’intégration fiscales et comptables
  • Maîtrise des normes comptables US Gaap, IFRS parfois indispensable
  • Maîtrise et aisance dans l'utilisation des outils informatiques de gestion
  • Anglais indispensable car les entreprises sont souvent des filiales de groupes étrangers ou ont des filiales à l'étranger

 

Aptitudes professionnelles

  • Aisance relationnelle et sensibilité à la communication au sein des équipes
  • Curiosité car la fiscalité évolue constamment. Il faut donc se documenter régulièrement pour pouvoir déceler et répondre aux problèmes que rencontre l’entreprise.
  • Forte résistance au stress pour faire face à des opérations ayant des enjeux élevés
  • Capacité à anticiper pour imaginer des solutions ou dispositifs qui seront encore valables dans quelques années
  • Compétences rédactionnelles : le métier consiste notamment à rédiger de nombreuses notes d’information pour la hiérarchie, les opérationnels. Le fiscaliste doit assimiler la législation et la restituer en s’adaptant à l’interlocuteur en fonction de ses priorités et de ses besoins.
  • Rigueur et goût pour les chiffres : une partie du travail consiste à analyser des chiffres.
  • Capacité d’adaptation à des interlocuteurs variés

 

Le profil

Diplômes requis

  • L’idéal est d’avoir un double diplôme en finance et en droit fiscal.
  • Master en droit fiscal, droit des affaires et fiscalité des entreprises Master en finance comptabilité option contrôle audit (CCA)
  • Diplôme d’école de commerce, option comptabilité avec spécialisation fiscale Diplôme d’avocat

 

Durée d’expérience

Ce poste est rarement ouvert aux débutants ; une expérience de trois années en audit ou dans un service consolidation de grand groupe ou en contrôle de gestion est souvent demandée.

Il faut compter une dizaine d’années d’expérience pour atteindre le poste de responsable fiscal.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Groupes, y compris les filiales des grands groupes
  • Banques
  • Cabinets d'avocat
  • Cabinets d'audit, département fiscal

 

Rattachement hiérarchique

  • Responsable fiscal
  • Directeur général
  • Secrétaire général
  • Directeur financier
  • Responsable consolidation groupe
  • Directeur comptable
  • Responsable impôts
  • Directeur juridique
  • Directeur de mission
  • Associé (du cabinet)

 

Environnement de travail et interlocuteurs

 

Evolution professionnelle (P+1)

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Avec l’évolution des normes internationales et les modifications législatives ayant des conséquences sur la gestion financière et comptable de l’entreprise, les sociétés sont de plus en plus nombreuses à avoir un département fiscal. Si elles faisaient souvent appel à des cabinets de consultants, d’avocats en cas de contentieux, elles ont désormais leurs propres équipes travaillant notamment sur l’optimisation des charges fiscales.

Dans les entreprises ayant un département fiscal assez étoffé, les fiscalistes sont de plus en plus spécialisés sur un domaine : fiscalité internationale, TVA, CET (Contribution Economique Territoriale), prix de transfert …

La place du fiscaliste au sein de l’entreprise est devenue plus centrale. Ses missions se sont élargies, il est devenu un interlocuteur indispensable sur des sujets comme les fusions-acquisitions, la question des prix de transfert…

La crise de 2008 a eu aussi un impact sur ce métier, tout d’abord sur le renforcement de la « compliance » mais a aussi réorienté ses missions sur des objectifs à court terme comme la gestion des liquidités.

Enfin, la prise en compte de l’environnement touche aussi le métier de fiscaliste. On commence à voir des entreprises qui recherchent des fiscalistes spécialisés dans les problématiques environnementales.

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