« Mon rôle en tant que juriste est de déterminer si les solutions d’assurances que nous proposons à nos sociétaires sont juridiquement adaptées ou pas aux technologies émergentes et à leurs usages. » - Apec.fr

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Temoignages

lu 0 fois | publié le 17/10/2017

Témoignage · « Mon rôle en tant que juriste est de déterminer si les solutions d’assurances que nous proposons à nos sociétaires sont juridiquement adaptées ou pas aux technologies émergentes et à leurs usages. »

Marie Linard, Juriste, MAIF

Marie Linard est arrivée en 2009 à la MAIF comme gestionnaire sinistre protection juridique. Elle a évolué vers un poste de management d’équipe de gestionnaire en 2013, puis vers un poste de juriste début 2017. Son premier poste lui a permis d’utiliser ses compétences juridiques pour gérer les sinistres découlant des contrats habitation et les sinistres relevant de la protection juridique. Aujourd’hui, elle travaille dans une unité en charge d’étudier les règles contractuelles, que ce soit au moment de libeller de nouveaux contrats ou lorsqu’il convient d’en modifier tout ou une partie. Son service est ainsi directement mobilisé pour étudier la faisabilité juridique de nouveaux types de contrats.

Au sein de cette équipe, la mission de Marie Linard est particulière. Elle consiste à avoir un regard prospectif sur les nouvelles tendances technologiques et à voir dans quelles mesures elles peuvent impacter la MAIF, soit parce que ces technologies ne sont pas couvertes en termes de garanties, soit que leurs usages ne sont pas encore réglementés. « Actuellement, je travaille sur le droit des robots. C’est quelque chose qui n’est pas du tout réglementé actuellement et qui n’est pas encore dans les mœurs des sociétaires. Mais on sait très bien qu’à l’avenir, nos sociétaires vont détenir des robots. Ma mission, c’est de réfléchir en amont à la manière dont on va les inclure dans nos contrats, de voir comment nos garanties vont permettre de les couvrir et de couvrir les sinistres qu’ils peuvent provoquer, et ce tout en restant dans la législation en vigueur. » Les objets connectés, les drones, l’intelligence artificielle sont d’autres sujets sur lesquels Marie Linard travaille actuellement.

Les activités de Marie Linard ne s’arrêtent pas à un travail de veille technologique et juridique. Elle a aussi en charge d’assurer la montée en compétences des juristes avec lesquels elle travaille sur ces points précis. « Même si je n’ai pas de rôle hiérarchique avec eux, je dois les sensibiliser sur tous ces nouveaux sujets car ils n’ont matériellement pas le temps de s’y intéresser. Je réalise donc des études que je vais leur présenter lors de réunions pour qu’ils montent en compétences sur ces thématiques. »

Les compétences mobilisées par Marie Linard dans son métier de juriste sont plurielles. Au-delà de l’ouverture d’esprit, des capacités organisationnelles, des aptitudes à synthétiser l’information et à la rendre accessible, elle doit se montrer force de proposition et d’argumentation pour « proposer des solutions et pistes d’amélioration en matière de mise en conformité face à des problématiques émergentes ». C’est cette dimension prospective et la diversité des pans technologiques étudiés qui font, selon Marie Linard, la richesse de son activité de juriste.