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Communication, création

lu 5426 fois | publié le 13/09/2017

Graphiste

Dans le cadre d’une campagne de communication, le graphiste conçoit et réalise différents éléments visuels (logo, images, charte graphique…) qui mettront en valeur les arguments de l’annonceur.

Autres intitulés

  • Infographiste
  • Web designer
  • Concepteur multimédia
  • Designer
  • Animateur 3D
  • Flasheur
  • Développeur after effects

 

Activités principales

Analyse de la demande client

  • Prendre connaissance du brief créatif qui décrit les enjeux de la campagne de communication, c’est-à-dire l’objet de la promotion, la cible clientèle à toucher, le plan médias envisagé ou encore les moyens financiers définis.
  • Connaître l’univers global de la marque ; comprendre l’évolution et les lignes directrices de la charte graphique (couleurs, matières, formats, messages…).
  • Observer les tendances du marché, suivre les tactiques de communication des concurrents, et également identifier les dernières campagnes, par média, qui ont pu fonctionner auprès de la cible à atteindre.
  • Se familiariser avec le style des précédentes campagnes de communication de l’annonceur ; apprécier et s’approprier ses codes graphiques.
  • Échanger avec le directeur artistique sur les objectifs du projet ; prendre connaissance des étapes et des délais de production.
  • Maîtriser toutes les facettes de la stratégie de l’annonceur afin de répondre, dans l’urgence, à des attentes clients non prévues dans le plan annuel de communication.

 

Conception des éléments de communication

  • Cerner le domaine de réflexion créatif et participer au brainstorming, généralement dirigé par le directeur artistique.
  • Laisser libre cours à son imagination ; creuser certaines idées et présenter quelques concepts au directeur artistique.
  • Améliorer les suggestions retenues par le directeur artistique et les faire évoluer en tenant compte des remarques émises par l’équipe.
  • Réaliser des esquisses, des maquettes qui illustreront, en rendez-vous client, les recommandations stratégiques exposées par la direction de clientèle.
  • Réagir vite, rebondir sur de nouveaux concepts lorsque les premières idées ne sont pas approuvées par le client.
  • Réfléchir à la possibilité de décliner l’idée créative sur différents supports (presse, animation graphique et interactive…) et formats (logo, brochure, affiche, habillage d’une home page, d’un site, clip vidéo…).
  • S’assurer de la bonne harmonie entre les visuels et le contenu ; veiller à la mise en avant des arguments de la marque ; optimiser la mise en page pour faciliter la compréhension du message marketing par les consommateurs.
  • Penser à la viabilité, à la pérennité de l’identité visuelle envisagée, sur le long terme et sur plusieurs campagnes.

 

Réalisation et déclinaison des matériaux de communication

  • Démarrer la conception des éléments de communication, une fois l’accord client obtenu pour les maquettes présentées.
  • Manipuler les différents outils de modélisation (CAO – conception assistée par ordinateur) et logiciels de programmation (Illustrator, Photoshop, QuarkXPress, InDesign).
  • Anticiper et organiser sa charge de travail, planifier les différentes étapes de production et maîtriser les délais.
  • Briefer les éventuels prestataires, tels qu’un concepteur multimédia spécialisé en 3D ou un sound designer expert en création de son ou encore une agence de photogravure, afin de procéder à la déclinaison des visuels sur les différents formats publicitaires.
  • Suivre le bon déroulement des étapes de fabrication ; informer le directeur artistique de l’avancée de la production.
  • Perfectionner la finition des visuels, en retouchant les couleurs, la typographie ou encore les illustrations.
  • Veiller à la bonne cohérence entre le fond et la forme sur chaque support ; retravailler chaque élément de la chaîne graphique jusqu’à obtention de la signature du bon à tirer par l’annonceur, avant impression en grande série.

 

Activités éventuelles

Le graphiste peut être sollicité dans le cadre de compétitions. Il est intégré à une équipe projet chargée de produire la réponse à appel d’offres. Il devra s’immerger et s’adapter rapidement à cette nouvelle problématique de communication afin d’être force de proposition dans les recommandations stratégiques. La course aux bonnes idées se réalise dans des délais très serrés. Il lui faut trouver une identité visuelle qui servira, de façon originale, la promotion de la marque, tout en restant fidèle à ses codes artistiques.

Par ailleurs, le graphiste peut intervenir sur des projets transversaux. Par exemple, en agence, la direction peut lui demander de travailler sur les outils de communication corporate (développement du site Internet, conception d’une brochure ou d’une plaquette commerciale…) et d’animer un blog. C’est un espace on line à la mode, qui permet d’interagir avec des internautes et également d’annoncer, de façon « moins pompeuse », l’acquisition d’un nouveau budget ou d’une nouvelle remise de prix.

Toujours au service de la promotion de l’agence, le graphiste peut développer des visuels qui n’ont pas vocation à être utilisés par un client, mais qui ont plutôt pour objectif de représenter le savoir-faire de l’agence. Ces visuels peuvent donner un aperçu des compétences artistiques qui existent dans cette entreprise.

Enfin, pour rester au fait des tendances actuelles et ne pas être dépassé par de nouvelles techniques de conception et de mise en place, le graphiste doit mener une veille de marché importante. Il doit s’initier en permanence à de nouveaux outils (par exemple maîtriser la dernière version de la programmation Flash) et observer les réalisations de la concurrence. Il doit de surcroît suivre l’évolution des tendances sociales et culturelles, pour s’en inspirer dans ses créations.

 

Variabilité des activités

Les activités d’un graphiste peuvent varier en fonction de deux principaux facteurs.

La nature de l’employeur :

Le travail d’un graphiste est différent selon qu’il s’exerce en agence ou chez l’annonceur.

  • En agence, le graphiste intervient sur plusieurs budgets de communication. Il doit se démultiplier, se réinventer et s’adapter à chaque problématique client. Parfois, il intervient durablement, c’est-à-dire toute l’année, auprès d’un annonceur. Le graphiste maîtrise l’évolution des campagnes de communication conçues précédemment et développe ainsi un historique client.  Dans ces conditions, il connaîtra parfaitement les exigences de cette marque.

 

Dans d’autres cas, le graphiste collabore ponctuellement sur un budget, en renfort. C’est un exercice plus difficile, car il a moins de temps et de recul pour s’approprier l’univers de l’annonceur.

Par ailleurs, selon l’organisation de l’agence, le graphiste peut travailler toujours avec le même directeur artistique, tandis que, dans d’autres contextes, il travaillera pour le compte de plusieurs managers. Dans le second cas, il devra faire preuve d’adaptation, car chaque directeur artistique possède sa façon d’opérer et des exigences propres.

 

Enfin, il est connu qu’en agence les « périodes de charrette », c’est-à-dire d’intense production, sont fréquentes. Le graphiste doit donc maîtriser ses priorités et essayer d’anticiper au mieux sa charge de travail pour éviter d’être débordé, de dépasser les délais et de susciter le mécontentement de sa hiérarchie.

  • Chez l’annonceur, le graphiste travaille au service d’une marque et de son offre. Il maîtrise donc parfaitement les références artistiques, les codes couleurs… en résumé, les lignes directrices de la charte de communication. Dans ces conditions, il peut pousser plus loin « l’expérience créative » en modernisant par exemple un logo.

 

Chez l’annonceur, le graphiste peut avoir un rôle de coordination plus important qu’en agence. En effet, pour certains projets, il pourra s’appuyer sur des prestataires et des free-lance et leur déléguer une partie de l’exécution. Il peut, par exemple, externaliser la programmation multimédia pour la création de pages Internet, et ainsi ne se concentrer que sur les aspects créatifs.

Enfin, en fonction du positionnement de l’annonceur (marque/distributeur ; entreprise click and mortar / pure player), la nature des outils de communication à concevoir variera. Chez un distributeur, il y aura beaucoup de conception et de mise en page de catalogues produits et promotionnels. Au sein d’une marque, ce seront surtout des annonces presse, des affiches ou des catalogues de présentation de collection à développer.

Selon les cas, les exigences, en interne, en matière de créativité sont plus ou moins fortes. Les entreprises discount/low cost minimisent les efforts en matière de présentation et de choix de matériaux de communication, pour des raisons budgétaires. Tandis que des enseignes et des marques haut de gamme, pour des raisons d’image, sont plus attentives et cherchent donc à perfectionner leur identité visuelle.

 

Le domaine de compétences off line/on line :

Il existe, aujourd’hui, trois catégories de graphistes.

  • Les graphistes off line, parfois appelés infographistes, travaillent sur la déclinaison d’une charte graphique sur supports papier (annonces presse, packaging, leaflet, affiches, brochures, catalogues…). Ils utilisent des logiciels de conception assistée par ordinateur, appelés aussi « palettes graphiques », pour esquisser des maquettes.
  • Les graphistes on line, plus communément appelés webdesigners ou animateurs et développeurs 3D/After Effects/Flash, ne travaillent que sur des supports numériques et interactifs. Il s’agit d’une nouvelle génération de créatifs qui s’est développée au même rythme qu’Internet dans les médias. Ils doivent tenir compte de l’interactivité qu’offre ce canal de communication. Ils conçoivent généralement des bannières, des newsletters, des pages Web… qui prennent la forme d’animations ludiques telles qu’un jeu on line ou une vidéo on line. Les technologies et les outils évoluant vite, c’est une spécialité qui nécessite de se former et de s’auto-former sans cesse.
  • Les graphistes 360° sont capables quant à eux d’intervenir à la fois sur des médias off line et sur des supports on line. Ils sont généralistes et peuvent aborder une problématique de communication dans son ensemble.

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 25 et 30 k€

Jeune cadre : entre 30 et 50 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Connaissance des différentes étapes de la charte graphique et des corps de métier susceptibles d’intervenir dans un projet de communication (retouche d’images numériques, photogravure, incrustation d’animations de synthèse ou d’une ambiance sonore…)
  • Compétences en dessin et en illustration pour pouvoir élaborer des chartes graphiques riches et originales
  • Maîtrise des techniques de conception et de modélisation d’images via des logiciels spécifiques tels que InDesign, QuarkXPress ou Illustrator, fréquemment utilisés dans la presse et l’édition ; conception en motion design et modélisation 3D dans l’Internet…
  • Aptitudes techniques en assemblage des différents éléments de la chaîne graphique ainsi qu’en montage et mixage vidéo/son
  • Capacité à s’approprier un brief créatif et, plus globalement, une stratégie de communication client afin de se plonger plus rapidement dans l’univers client
  • Capacité à traduire, à synthétiser et à mettre en avant les atouts d’un annonceur au travers de différents visuels
  • Faculté à coordonner un projet, pour tenir des délais et suivre les étapes de fabrication
  • Bonne culture marketing et commerciale, pour concevoir des outils de communication orientés vente et consommateur
  • Maîtrise de l’anglais, pour travailler sur des campagnes de communication internationales

 

Aptitudes professionnelles

  • Sensibilité artistique, goût pour la mise en page et la mise en valeur d’une offre ; finesse dans le choix des couleurs et de la typographie
  • Passion et énergie, pour toujours repousser les limites de la création et concevoir des visuels innovants
  • Capacité d’adaptation, souplesse et faculté à accepter et à surmonter la critique, qui peut être brutale dans ce métier
  • Pugnacité et endurance, afin d’être capable de refaire autant de fois que nécessaire un même travail
  • Bonne résistance à la pression et flexibilité sur les horaires, car la charge de travail et le volume d’heures sont souvent intenses
  • Faculté à travailler en équipe, pour partager ses idées et faire émuler un concept créatif, respecter un plan travail…
  • Bon relationnel et sens de l’écoute, pour faire passer des idées, tenir compte des remarques de l’équipe
  • Curiosité pour les tendances actuelles, pour insuffler une nouvelle dynamique créative et remettre en cause ses acquis
  • Aptitude à s’autoformer à de nouveaux outils et à de nouvelles méthodes de travail pour rester dans l’air du temps
  • Pragmatisme, pour développer des visuels efficaces et pas seulement esthétiques, dans une optique de séduction clients

 

Le profil

Diplômes requis

  • Écoles spécialisées en art, en communication, en publicité et multimédia (écoles des beaux-arts, Ensad, ECV, les Gobelins, Lisaa, Supinfocom, ESAG-Penninghen, Émile-Cohl…)
  • Diplôme universitaire de niveau Bac +2 (BTS, DUT…) à Bac +5 (master professionnel…) orienté vers les métiers de la communication visuelle et de la création

 

Durée d’expérience

Ce poste est accessible aux jeunes diplômés, aux jeunes cadres disposant de un à deux ans d’expérience mais aussi aux autodidactes.

À noter que c’est un poste qui peut s’exercer également en free-lance.

 

Postes précédents (P-1)

  • Stagiaire, assistant graphiste

 

Qui recrute ?

  • Agences de communication et de publicité
  • Grandes entreprises investissant massivement dans les campagnes de communication ou produisant de nombreux catalogues produits (VPC, distribution,grande consommation, automobile et télécoms...)
  • Maisons d'édition
  • Studios de création indépendants

 

NB : le métier de graphiste peut aussi s’exercer en free-lance.

 

Rattachement hiérarchique

 

Environnement de travail et interlocuteurs

 

Evolution professionnelle (P+1)

 

Évolution transversale :

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Quelle que soit la catégorie à laquelle appartient le graphiste, c’est un métier qui, aujourd’hui, ne peut se passer des outils informatiques. Le crayon est devenu obsolète. Chaque type de graphiste possède ses outils pour modéliser et mettre en page un visuel.

Compte tenu des coûts d’accès de certains médias off line, les investissements publicitaires se développent en faveur de l’Internet. Les graphistes on line ont plus le vent en poupe que les graphistes off line.

Mots-clés : métiermultimédiawebinfographisteflasheur3dafter effectgraphiste