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Commercial, marketing

lu 0 fois | publié le 09/06/2015

Témoignage · « Dans le métier de traffic manager, le challenge est continu. Il faut être en alerte sur les nouvelles technologies, savoir anticiper les évolutions à venir, pour ajuster nos pratiques »

Charles Costa, Traffic manager, Uncle Jeans

Diplômé d’un master 2 en marketing et stratégie obtenu à l’Institut d'administration des entreprises de Poitiers, Charles Costa évolue depuis près de six ans dans les métiers du web. C’est sur le tas et au sein de structures et de secteurs différents (agence digitale, immobilier, banque, voyagiste…), qu’il acquiert une expérience dans ce domaine. « Au milieu des années 2000, il y avait encore très peu de formations dédiées aux métiers d’Internet. Les apprentissages se faisaient directement en entreprise, et suivaient le développement de l’ère numérique. »

En mars 2013, Charles Costa intègre l’entreprise Uncle Jeans comme traffic manager. Au sein de cette entreprise spécialisée dans le e-commerce, son poste couvre principalement cinq missions.

La première consiste à actionner différents leviers pour amener du public sur le site internet de son entreprise. « Parmi ces actions, il y a celles qui ramènent un trafic important et qui ont un coût relativement maîtrisé, et celles qui ramènent peu de monde mais qui ont un coût de mise en œuvre plus élevé. Typiquement, les pratiques de référencement gratuit sont celles qui caractérisent le mieux la première catégorie, tandis que les actions destinées à assurer notre présence en display (bannière publicitaire) représentent le mieux la seconde. Reste que pour acquérir du trafic, je dois aussi jouer sur d’autres leviers qui se situent de part et d’autre de ces deux catégories. Cela inclue le fait de devoir optimiser notre référencement en sponsorisant des moteurs de recherche payants, comme le fait d’intégrer notre enseigne sur les sites de comparateurs de prix. Cela passe aussi par la diffusion de nos campagnes publicitaires via des plateformes d’affiliation dédiées, ou encore par l’achat d’espaces publicitaires via des régies spécialisées. »

 La deuxième mission de Charles Costa en tant que traffic manager est de s’assurer que tous ces prospects reçoivent un message qui les incite réellement à se rendre sur le site de l’entreprise. « Pour cela, je suis en relation avec les agences de créa et les intégrateurs. Je les informe du type de message que je souhaite voir apparaitre sur les bannières, du type de couleur à adopter etc., et eux s’occupent de la mise en place graphique et technique. »

À ceci s’ajoute une dimension analytique. « Je dois m’assurer que notre site enregistre bien des visites. Je dois contrôler le trafic, en m’intéressant à des indicateurs tels que le taux de rebond, le nombre de pages vues ou le temps passé sur chacune des pages. Dans une perspective plus performance ou ‘ROIste’, je dois aussi évaluer le taux de conversion, c'est-à-dire vérifier si les visites se sont conclues par des achats ou pas ».

Charles Costa s’occupe également des ventes incrémentales sur des sites tiers. « Concrètement, il s’agit d’aller chercher des ventes en dehors de notre site, en assurant notre présence sur des Marketplace, type Amazon ou La Redoute. »

Enfin, il doit suivre ses prospects et fidéliser son audience. À ce titre, il utilise notamment le retargeting, un procédé qui lui permet d’attirer de nouveau sur le site des internautes qui en sont partis sans effectuer d’achat. Charles Costa considère que cet axe client prend une place grandissante dans son métier. « Aujourd’hui, on s’aperçoit qu’il est important de connaître ses clients, et de manière plus globale les consommateurs, pour leur délivrer les bons messages et les attirer sur notre site. Le regard des "data analysts" et les outils CRM me sont de plus en plus précieux pour mieux comprendre notre cible dans le but d’affiner notre plan media et notre plan de fidélisation. ».

Si le métier de traffic manager intègre de plus en plus une dimension relationnelle, il fait aussi face à d’autres mutations plus techniques, comme l’émergence de nouvelles pratiques d’acquisition de trafic, de nouveaux devices (écrans, tablettes, smartphones). D’où aussi, la nécessité pour tout traffic manager d’être en veille sur ces différents éléments, et de pouvoir s’adapter très rapidement à un métier en constante évolution.

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