Développeur foncier - Apec.fr

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Commercial, marketing

commentaire (0) | lu 18115 fois | publié le 08/09/2017

Développeur foncier

Le développeur foncier a pour mission de rechercher et d’acquérir des terrains à bâtir. Il recherche et négocie des droits à construire et étudie la faisabilité et la rentabilité de l’opération du point de vue technique, administratif et financier. Il a la responsabilité de la politique de prospection foncière de la société.

Autres intitulés

  • Responsable du développement immobilier
  • Prospecteur foncier
  • Responsable foncier
  • Chargé d’affaires foncières

 

Activités principales

Prospection des terrains

  • Constituer et suivre un fichier d’affaires potentielles.
  • Être en relation avec des particuliers, des notaires, des collectivités locales, des aménageurs, des architectes, des agents immobiliers, des sociétés d’aménagement, des entreprises du BTP et des confrères.
  • Identifier les appels d’offres susceptibles d’être intéressants pour l’entreprise.
  • Tenir à jour des fichiers fonciers et cadastraux.
  • Réaliser le pré-montage et le soutien opérationnel jusqu’à l’obtention du permis de construire ou d’aménager.
  • Multiplier les contacts avec les propriétaires afin de maintenir le lien : courrier, contact téléphonique, relances...
  • Effectuer une veille réglementaire et politique sur les questions de développement, d’urbanisme afin d’anticiper les évolutions du secteur.
  • Analyser les dossiers de consultation et y répondre.

 

Études préalables et présentation du projet

  • Analyser les besoins de la clientèle grâce à sa connaissance du marché local et régional et aux études de marché.
  • Travailler à la définition du projet en analysant les aspects financiers, juridiques et techniques.
  • Mener des études prévisionnelles de faisabilité une fois l’opportunité financière recensée.
  • Proposer une pré-étude technique, juridique et financière des opérations en montage (analyser le marché, la concurrence, établir les bilans prévisionnels...).
  • Réaliser le premier bilan de l’opération : en fonction du prix d’achat proposé pour le terrain, estimer un coût des travaux pour pouvoir en déduire le prix de vente de la future construction.
  • Présenter le projet devant le comité d’engagement.
  • Obtenir l’accord de la direction pour signer ou non une promesse de vente avec le propriétaire du terrain.
  • Négocier le prix avec l’approbation de la direction.
  • Faire signer au propriétaire du terrain la promesse de vente.
  • Négocier d’éventuels reports ou avenants.

 

Suivi de la mise en œuvre du projet

  • Assurer le pré-montage du projet : consulter le règlement du plan local d’urbanisme (PLU).
  • Formaliser le projet avec l’appui d’un architecte.
  • Présenter et faire valider le projet par la direction générale : organiser des visites sur  place.        
  • Effectuer les demandes d’autorisations administratives.
  • Constituer un dossier complet pour chaque affaire avec toutes les pièces nécessaires, à transmettre ensuite à la direction des programmes.

 

Activités éventuelles

Le développeur foncier peut participer, le cas échéant, à la commercialisation et à l’organisation des campagnes publicitaires dans le cadre de programmes de promotion immobilière, dans certaines structures spécialisées (développement d’enseignes) ou chez les petits promoteurs.

 

Variabilité des activités

Selon le type de structure dans lequel il exerce, le développeur foncier a un profil un peu différent :

  • Dans une petite structure, le développeur foncier peut cumuler les postes de responsable du développement et responsable de programmes.
  • Chez un promoteur privé, c’est un véritable apporteur d’affaires.
  • Dans les organismes de logement social, on parle plutôt de monteur d’opérations car les contours du métier sont un peu plus techniques.
  • Dans le secteur de la grande distribution : le développeur foncier prépare l’implantation de futurs magasins, l’extension ou encore la relocalisation de magasins existants, en fonction de la stratégie commerciale de l’enseigne ou du groupe.

 

Selon son niveau hiérarchique :

  • Développeur foncier : il travaille en équipe. Il est plus particulièrement sur le terrain.
  • Responsable du développement foncier : il peut coordonner une équipe de développeurs, ou être responsable d’un territoire en particulier.
  • Directeur du développement : il encadre une équipe de développeurs (ou un réseau de développeurs free-lance) et impulse la stratégie de l’entreprise par rapport à son développement.

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 25 et 35 k€

Jeune cadre : entre 35 et 50 k€

Cadre confirmé : entre 50 et 65 k€

Part variable

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Compétences juridiques : connaissances des procédures d’expropriation, de celles liées aux acquisitions en copropriété, des procédures publiques d’acquisition (préemption, expropriation)
  • Maîtrise du droit de l’urbanisme, droit de la propriété, droit de la construction, droit de l’environnement, droit des contrats et droit civil
  • Bonne connaissance du marché immobilier régional et des mécanismes de la promotion et de la transaction immobilières
  • Capacités managériales
  • Connaissance de la fiscalité immobilière

 

Aptitudes professionnelles

  • Sens commercial pour traiter avec les intermédiaires
  • Rigueur, organisation et dynamisme sont indispensables pour répondre aux exigences de ce métier
  • Capacité à négocier, à argumenter et à convaincre des interlocuteurs de haut niveau
  • Capacité à alimenter son carnet d’adresses et à entretenir son réseau
  • Forte autonomie pour prospecter et trouver des opportunités
  • Curiosité, imagination et goût du contact
  • Grande mobilité pour aller visiter les terrains et aller à la rencontre des acteurs locaux

 

Le profil

Diplômes requis

  • Formation de niveau Bac +5 : master 2 en droit, en immobilier
  • École de commerce
  • École d’ingénieurs avec une spécialisation en urbanisme ou en travaux publics
  • Écoles spécialisées : ESPI, ICH...

 

Durée d’expérience

Cette profession est peu accessible aux jeunes diplômés sauf sur des postes de prospection pure, de recherche de terrains par des visites sur place avec les plans cadastraux, ou après un stage long et significatif.

Une expérience de deux ou trois ans en promotion immobilière, en aménagement public ou privé, ou en montage d’opérations immobilières est souhaitée.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Promoteurs immobiliers
  • SEM d’aménagement
  • Bailleurs sociaux, organismes HLM (OPAC, SA, OPHLM, coopératives)
  • Sociétés de maîtrise d’ouvrage déléguée
  • Assurances, mutuelles, banques, caisses de retraite...
  • Sociétés foncières
  • Directions immobilières de grandes entreprises privées ou publiques

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur du développement
  • Directeur des programmes

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Direction juridique
  • Direction financière
  • Direction commerciale

 

Externes :

  • Particuliers
  • Notaires
  • Experts géomètres
  • Collectivités locales
  • Architectes
  • Agents immobiliers
  • Entreprises de BTP
  • Sociétés d’aménagement

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Directeur de la promotion immobilière
  • Directeur de programmes immobiliers
  • Directeur d’un centre de profit

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Le développeur foncier tient un rôle de représentant de son entreprise auprès des pouvoirs publics : il participe donc à la stratégie de développement mise en œuvre. Son métier évolue en fonction des grands projets d’urbanisme, des réglementations sur la construction, sur les zones prioritaires... On trouve par exemple des particularités pour certains projets : les promoteurs peuvent bénéficier d’un taux de TVA réduit à certaines conditions de vente. Le développeur foncier se doit d’être constamment au fait des évolutions réglementaires, ainsi que des nouvelles normes et labels : réglementation thermique, accessibilité, réglementation incendie... Ce métier se trouve au centre des enjeux du secteur de l’immobilier, puisqu’il intervient comme premier interlocuteur et est porteur d’une vision du projet.

En fonction de la conjoncture économique, le métier peut être fortement touché par les fluctuations du marché de l’immobilier, ainsi que par les disparités territoriales. On constate de grands contrastes entre la situation immobilière en région parisienne et le reste du territoire français. Les prix très élevés dans les régions denses obligent le développeur foncier à anticiper le mieux possible tous les aléas du projet, surtout sur le volet financement. Dans les zones rurales, la réflexion est plus orientée vers la problématique des transports et le développement en général.