L’informatique web, sites et portails internet, une fonction en plein essor - Apec.fr - Cadres

Vous êtes actuellement sur le site Cadres. Changer de site ?

Informatique

lu 435 fois | publié le 05/03/2012

L’informatique web, sites et portails internet, une fonction en plein essor

La fonction informatique web, sites et portails internet, dans le cadre de son développement, doit répondre à différents enjeux : s’adapter aux nouvelles technologies, proposer de nouveaux produits et applications, répondre à une demande croissante en matière d’emploi…

Des évolutions et de nouveaux usages que la fonction doit prendre en compte

En matière d’informatique et plus spécifiquement d’internet et de web, les évolutions technologiques sont nombreuses et rapides. Parmi les plus importantes, on peut citer la capacité accrue des équipements (câble, fibre optique…), la progression de l’internet mobile… D’autres facteurs ont participé ou expliquent aussi l’intérêt des consommateurs pour internet et/ou le web, comme par exemple la réduction des coûts des équipements (PC, smartphone, tablettes…) qui a permis une démocratisation de ces outils.

Par ailleurs, internet connaît une croissance spectaculaire, avec le développement de sites d’information en tous genres et l’apparition d’une multitude de nouveaux usages : la généralisation de l’utilisation d’internet et de la messagerie, la place et le recours d’internet dans la vie quotidienne (banque en ligne, comparateur de prix…), les nouveaux usages liés au web mobile, l’engouement pour le e-commerce,

L’intérêt des consommateurs pour les nouvelles technologies et les applications numériques s’est également fortement accru.

Dans ce contexte, les cadres travaillant dans la fonction informatique web, sites et portails internet doivent s’adapter aux nouvelles technologies et usages qui apparaissent, et en conséquence proposer ou faire évoluer de nouveaux produits ou applications… Les cadres de la fonction sont donc amenés à être en veille, anticiper et proposer des nouvelles solutions, produits, applications…, voire à impulser des comportements en matière d’internet.

L’essor du multimédia et du numérique

Ces dernières années, les technologies numériques sont devenues un média de communication incontournable. Elles ouvrent de nouvelles perspectives axées sur le développement et l’association de produits multimédia (sites web, animation, jeux vidéos, création 2D / 3D, espaces virtuels, etc. ). En plus des pré-requis artistiques, les créatifs du multimédia doivent savoir combiner les technologies classiques (DAO, CAO, PAO), avec les outils de création sur le web (image ready, fireworks…). Enfin, ils doivent maîtriser les différents langages de programmation (HTML, javascript, Dreamweaver, Flash, etc. ), nécessaires pour se coordonner avec les équipes de webmaster dans le cadre de projets de sites web. Ainsi, l’élaboration d’un projet multimédia englobe la définition de l’arborescence du site internet, du story-board, des chartes et interfaces graphiques.

A moyen terme, des profils polyvalents vont émerger, capables d’intervenir dans les domaines " on-line " comme " off-line ". Cette évolution tend à élever le niveau de qualification et entraîne une diversification des formations proposées et des contenus de formation.

Des perspectives d’emploi considérables…

Selon une étude du cabinet McKinsey (1), sur l’impact économique d’internet en France, 700 000 emplois directs auraient été créés dans la filière internet depuis 1995 et d’ici 2015, elle contribuerait à la création de 245 000 emplois directs.

La filière internet est une filière économique à part entière qui regroupe les activités de télécommunications, les activités informatiques (matériels et logiciels) liées à internet et les activités économiques ayant le web pour support telles que le e-commerce ou la publicité en ligne.

Selon l’étude, la fonction informatique web, sites et portails internet constitue un gisement d’emplois, qui va s’amplifier dans les prochaines années. Il sera nécessaire de répondre à cette demande, et de façon adéquate.

Le web se construit chaque jour et les métiers se distinguent de plus en plus chaque année selon les nouveaux besoins.

Dans les prochaines années, les perspectives d’emplois dans ces métiers de l’informatique web, sites et portails internet seraient considérables, mais on constate une pénurie de candidats bien formés. Actuellement, les entreprises qui ont besoin de ces profils, vont chercher les candidats dans des formations telles que les écoles d’ingénieurs (en informatique), les écoles de gestion et de management, ou les filières artistiques, voire dans d’autres pays : le Maghreb, l’Europe de l’Est, l’Inde, la Mongolie…

Toutefois, cette solution de remplacement n’est pas toujours réalisable ou efficace. En la matière, les comportements des entreprises diffèrent. Selon les entreprises qui recrutent, les profils recherchés ne seront pas les mêmes : les pures players auront tendance à rechercher des profils très spécialisés alors que les entreprises traditionnelles s’orienteront vers des profils plus généralistes.

… une réponse à ces besoins en matière d’emploi : une offre de formation adaptée.

Dans le domaine de la formation, l’offre proposée pour ces métiers du web était assez généraliste et peu adaptée aux nouveaux besoins des entreprises. Il n’existait pas de formations spécifiques et dédiées aux métiers de l’internet. Or aujourd’hui, les entreprises ont besoin de collaborateurs disposant d’une véritable expertise, de vrais spécialistes pour tous les métiers (techniques, marketing, communication, création, multimédia…), c’est-à-dire des profils plus opérationnels avec de solides connaissances métiers.

Face à la demande croissante et à cette pénurie de compétences, les cursus formant aux métiers du web se sont développés ces dernières années, notamment des écoles centrées sur les métiers de l’internet ont vu le jour fin 2011 :

  • Sup’Internet (Ecole supérieur des métiers de l’internet) créée par Ionis, un groupe de l’enseignement supérieur privé, dont le cursus est structuré en 3 pôles de compétences : le développement et technologies du Web (techno), le design graphique et contenus (graphique), et le business et management internet (économique)
  • EEMI (Ecole européenne des métiers de l’internet), créée à l’initiative de plusieurs entrepreneurs, dont la formation est constituée d’un tronc commun et d’une spécialisation (développement du multimédia, web design, gestion de projet ou web marketing).
  • Escen de Bordeaux (Ecole supérieure de commerce et d’économie numérique), qui forme les futurs cadres de l’Economie numérique aux spécificités du secteur. Le cursus intègre une formation classique de management, commerce, marketing et communication, et inclut par ailleurs des aspects plus technologiques permettant aux étudiants de se familiariser avec le web (e-marketing, informatique et web design).

Par ailleurs, les Sup’ du web se sont multipliés comme le cycle « bachelor » de Télécom Ecole de Management, créant ainsi une concurrence relevant le niveau et la qualité de l’offre de formation relative à ces métiers de l’internet.

A l’image des métiers auxquels ils mènent, ces cursus de formation débordent des champs de l’informatique pure et dure ; ils touchent aux domaines techniques, artistiques, commerciales, marketing, management…

La formation initiale (mais également continue) constitue donc un enjeu indéniable pour la fonction informatique web, sites et portails internet, afin de renouveler et d’acquérir les connaissances et les compétences appropriées, pour des métiers qui évoluent rapidement.

Article rédigé par May CHA

(1) Impact d’internet sur l’économie française - Comment internet transforme notre pays, Cabinet McKinsey & Company, mars 2011


Des services pour vous accompagner

Une question - une réponse

Flash Conseil

Par téléphone, obtenez des réponses immédiates à toute question sur votre situation professionnelle.

» En savoir plus