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Partir à l'étranger

| publié le 31/01/2019

Témoignage · Il faut accepter de prendre du temps à son retour

Il faut accepter de prendre du temps à son retour

Vincent Mermet est aujourd’hui à la tête d’une activité de conseil qu’il a créée, Exploria Conseil. Mais il a d’abord été salarié pendant quinze ans, et s’est expatrié à trois reprises. Il a vécu chaque retour différemment, comme il nous l’explique.

 

 

 

« Après mon diplôme d’ingénieur, je suis parti travailler pour Valéo en Allemagne en 2004 dans le cadre d’un volontariat international en entreprise, puis en contrat local. Je suis resté trois ans et demi à Stuttgart et Düsseldorf et je suis revenu en France pour travailler dans une usine. Ce premier retour d'expatriation a été très facile : je continuais à travailler pour la même entreprise, avec des équipes que je connaissais déjà, dans un environnement encore international même si j'étais revenu en France, et Valéo organisait et payait mon retour.

J’ai profité d’un plan de départ volontaire en 2009 pour quitter l’entreprise et vivre une nouvelle expérience. Je suis parti au Cambodge comme coordinateur de programme pour l’ONG les Enfants du Mékong. J’ai vécu des expériences très riches et marquantes et le retour au bout d'un an a cette fois-ci été plus compliqué. Il faut accepter de prendre le temps, quand on a vécu quelque chose de fort, d'unifier les deux vies qu’on a eues, et de ne pas rêver la nouvelle vie qu’on va avoir. Je me suis donné 6 mois pour trouver un nouvel emploi.

J’ai retrouvé un premier poste dans l’automobile et la qualité, mais je l’ai rapidement quitté pour rejoindre Air Liquide en 2011 et prendre des fonctions commerciales. J’y ai occupé deux postes en six ans. Le deuxième, très intense, m’a permis de développer un nouveau marché et m’a aussi épuisé. En 2016, j’ai négocié un départ en congé sabbatique de 11 mois pour réaliser un vieux rêve, faire la route de la soie en vélo. Cette fois-ci j’ai programmé pendant mon séjour des retours en France, pour ne pas me déconnecter complètement.

Au retour, j’ai repris mon poste et j’ai demandé à partir au bout de quelques mois. Je ne trouvais plus ma place. Je me suis fait accompagner par une association, Co-naissances, et par l’Apec, pour redéfinir un nouveau projet. Chaque expérience à l’étranger m’a enrichi différemment, j'ai acquis beaucoup d'autonomie, j'ai eu des responsabilités très jeune. Au retour, il est plus difficile de rentrer dans une case en entreprise. Aujourd’hui je suis consultant et cela me permet de mettre à profit mon vécu à l’étranger ». 

Article rédigé par Coralie Donas

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