« Entreprendre est d’abord un choix personnel » - Apec.fr - Cadres

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Travailler autrement

commentaire (0) | | publié le 03/11/2017

Interview · « Entreprendre est d’abord un choix personnel »

Interview de Sandrine Monnac, consultante Apec

Sandrine Monnac, consultante à l’Apec, accompagne les cadres dans leurs projets de création d’entreprise. Face aux doutes des créateurs, elle nous explique comment lever les freins à l’envie d’entreprendre.

Quels sont les freins qu’évoquent les cadres pour expliquer leurs craintes à l’entrepreneuriat ?
Les cadres que nous rencontrons à l’Apec sont souvent tentés par l’entrepreneuriat. Les motivations sont multiples : envie d’aventure, de changer de vie ou encore de réaliser un rêve.  Mais assez vite, des doutes s’installent sur la réalité et les risques à se lancer. Les freins sont toujours un peu les mêmes, et surtout les représentations que se font les cadres sont tenaces. Ils s’inquiètent des salaires incertains, de la frilosité des banques ou encore de la difficulté à trouver des fonds et des partenaires. D’autres évoquent des freins plus intrinsèques, il est important que la famille soit à en accord avec le futur créateur. Le conjoint, les enfants, l’environnement personnel du porteur de projet doivent être en adéquation avec ce changement de parcours.

Quel est le rôle des consultant·e·s de l'Apec pour aider les cadres à lever ces freins ?
Se mettre à son compte est d’abord un choix personnel avant d’être un choix professionnel. Il est primordial de travailler sur la personne avant de construire le projet. Pour ce faire, le futur entrepreneur identifie avec un·e consultant·e Apec les savoir-être, c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui touche aux comportements, aptitudes, qualités, valeurs, croyances. Ensuite, il est important d’avoir une vision globale du projet, ce n’est pas qu’une affaire de motivation ou de compétences. Un projet de start up n’est pas seulement une bonne idée technique, c’est aussi savoir se vendre.  Se mettre à son compte,   c’est 70 % de prospection pour 30 % de production au démarrage. Pour cela, l’Apec dispose d’un test « Motiva » qui permet d’évaluer entre autre la compétence « business » du créateur et qui permet au consultant de valider et mettre en place un plan d’action pour mener le projet à bien.

 

Propos recueillis par Marc Ezrati

 

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