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Enquêtes Apec

Cherche ingénieurs désespérément !

publié le : 12/06/2008

On ne trouve pas d'ingénieurs. Il y a une pénurie généralisée. D'ailleurs on n'en forme pas en nombre suffisant... Autant d'idées reçues qu'une étude de l'Apec passe au crible pour permettre d'y voir plus clair.

La pénurie ? Le marché de l’emploi cadre se porte bien. Il est même très favorable aux ingénieurs. Nombre de secteurs sont présents sur le marché du recrutement des ingénieurs. La concurrence est donc vive pour dénicher la perle rare. Cela alors que les entreprises s’attachent à fidéliser ceux qui sont en poste. Dans ces conditions, on note des tensions localisées à certains secteurs, en particulier l’informatique et la construction, et certains profils, et ce pour des raisons conjoncturelles et non structurelles.

Une offre insuffisante ? Les disciplines scientifiques souffriraient d’un manque d’attractivité. Pourtant, le nombre d’ingénieurs formés n’a cessé de croître. Il a plus que doublé en 20 ans ! Mais pour les entreprises des secteurs en " déséquilibre ", il ne semble pas y en avoir suffisamment. Surtout lorsqu’elles sont en quête d’ingénieurs maîtrisant tel ou tel langage, possédant une double compétence ou une compétence émergeante. Qui plus est, les recruteurs, quel que soit le secteur, recherchent un nouveau profil d’ingénieur, celui d’un cadre combinant compétences techniques et compétences relationnelles, apte à embrasser tous les aspects d’un projet. En quelque sorte, le mouton à 5 pattes.

Quelles solutions ? Pour répondre à ces difficultés de recrutement, les entreprises agissent à plusieurs niveaux. Garder leurs ingénieurs est une priorité. La politique salariale est un levier de fidélisation important. Elles peuvent encore favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Elles doivent offrir aux cadres un suivi aussi individualisé que possible pour leur permettre de développer leurs compétences et d’évoluer en interne. Une autre réponse consiste à réviser leurs exigences en termes d’expérience ou de formation. Enfin, le recours aux solutions offshore est en œuvre dans les activités informatiques pour certains profils.

En guise de conclusion. Force est de reconnaître qu’il n’y a pas de pénurie généralisée d’ingénieurs. Certes il y a ici ou là des tensions, mais qu’un simple retournement de conjoncture suffira à résorber. Pour l’avenir, il devrait en être de même, au gré de l’évolution de l’environnement économique. La pénurie généralisée n’est pas pour demain.

Source : Apec, Pénurie d'ingénieurs, juin 2008

Pénurie d'ingénieurs

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