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Vous êtes approché par un chasseur de tête : comment agir ?
Etre contacté par un cabinet de recrutement n'est pas synonyme de job assuré ! Ne vous contentez pas d'écouter la proposition du chasseur de tête, mettez toutes les chances de votre côté pour faire partie de sa short-list... et restez quoi qu'il arrive dans ses petits papiers.
Réussir le 1er contact téléphonique. S'il n'excède
pas une dizaine de minutes, ce coup de fil est essentiel et donne déjà
au chasseur une 1re impression de vous. « On ressent beaucoup de choses
au téléphone », note Karl-Fabrice Chevanne, consultant chez Humblot
Grant Alexander. Soyez naturel et assuré. Ne cachez rien de votre
parcours. A ce stade, surtout ne dites jamais non d'emblée. Vous ne
perdez rien à étudier la proposition que l'on vous fait.
Préparer
l'entretien. Parce qu'il n'y a généralement pas de 2e chance, un
minimum de préparation s'impose. Evitez cependant le laïus appris par
coeur : il ne s'agit pas de vous « vendre », mais de comprendre les
besoins de l'entreprise et d'adapter vos réponses - sans mentir !
Focalisez-vous
sur l'essentiel « Que me propose-t-on ? ». L'offre est peu claire ? A
vous d'en savoir plus... sachant que le chasseur peut ne pas tout vous
livrer sur le client.
De son côté, le chasseur va tenter de cerner
vos compétences, vos motivations et votre personnalité, et de déterminer
votre adéquation avec le poste proposé... et la culture d'entreprise de
son client. Soyez vous-même !
Jouer les prescripteurs. A
ce stade, si vous n'avez aucune intention de changer d'entreprise,
autant le dire clairement. Et profitez de l'occasion pour donner un coup
de main au consultant. Orientez-le vers l'une de vos connaissances
susceptibles de répondre à son attente. Il appréciera... et notera au
passage la qualité de votre réseau relationnel. A condition évidemment
de cibler votre « sourcing » : pas question de recommander votre
beau-frère à n'importe quelle occasion, sous peine de perdre toute
crédibilité.
Comprendre les motifs du rejet. Vous
n'obtenez pas le poste ? Le client recherchait une caractéristique
spécifique que vous ne possédiez pas. Inutile de vous formaliser ou
d'être vexé, les chasseurs n'ont pas pour habitude de contacter les
derniers de la classe. Montrez plutôt que vous restez ouvert à toute
proposition et demandez à en savoir plus sur les raisons de ce « non »,
une information précieuse pour le futur.
Maintenir le
contact. Retenu ou non, vous avez un nouvel allié et êtes désormais
dans sa base de données. « Les chasseurs font partie du réseau
professionnel », rappelle Hélène Laffon, consultante Apec. « Trop de
cadres se manifestent une fois, puis disparaissent sans mesurer
l'avantage considérable qu'un lien avec un cabinet peut représenter un
jour », constate Marie-Claire Lemaitre. A ce sujet Karl-Fabrice Chevanne
est affirmatif : « Il y a des personnes que l'on place seulement 2 ans
après les avoir rencontrées. »
Les relations doivent
donc s'envisager sur le long terme. Changement de poste, nomination,
toute évolution influant sur votre profil doit être l'occasion de
renouer le contact. Sans être trop insistant bien sûr, car le chasseur
n'apprécie pas de se savoir chassé. Le mail ou un courrier se prête bien
à ce type de contacts. Evitez, en revanche, de relancer par téléphone.

