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Un MBA pour tous, c'est possible ?
Plus besoin d'être banquier, consultant ou diplômé d'HEC pour se lancer : les fameux Master of Business Administration proposent aujourd'hui des cursus variés et flexibles. Un challenge devenu un peu plus accessible, mais qui requiert tout de même un solide projet professionnel et une motivation à toute épreuve.
Programme à temps partiel pour cadres actifs. "L'offre de
MBA n'a jamais été aussi démocratique par son choix et sa flexibilité",
constate Matt Symonds, directeur du World MBA Tour, série de forums
organisés avec 350 Business school dans le monde. A côté des MBA à temps
plein attirant les jeunes diplômés aux parcours académiques, les
"Executive MBA" à temps partiel ont fait leur apparition. Des cours
délivrés une fois par semaine, le week-end ou sur quelques mois à temps
plein, et destinés aux cadres de 5 ans d'expérience au minimum. Même
s'ils restent réservés à une minorité, ces nouveaux programmes
grignotent de plus en plus de parts de marché aux classiques "full time".
De
nouveaux profils au plus près des besoins des entreprises. Les
Business Schools élaborent des cursus toujours plus ciblés, spécialisés
et opérationnels, de la finance au management du football en passant par
le business du vin. L'Executive MBA de l'Edhec, par exemple, prend en
compte en amont les projets respectifs de chaque candidat et
personnalise ses programmes pour de petits groupes de 15 à 25 personnes.
Sébastien, ancien cadre financier devenu consultant senior finance dans
un cabinet de recrutement, savait précisément quels étaient ses besoins
en s'y inscrivant. "Ce que je cherchais ? Une vision transversale de
l'entreprise, une capacité d'organisation et une ouverture d'esprit.
J'ai augmenté mon niveau de compétence et ma capacité d'analyse
stratégique". Les entreprises, confrontées à la mondialisation de leurs
marchés, sont friandes de cadres aux profils internationaux, disposant
d'une solide connaissance de l'entreprise et d'un bagage général en
management. Diplômé d'un DUT en Génie mécanique et productique et de
l'ESCT, Frédéric a rebondi sur les nouvelles exigences de son entreprise
en suivant le MBA Audiencia à Nantes. Il a accédé dans la foulée au
poste de responsable de zone export qui lui tendait les bras.
Attention
à ne pas faire un MBA pour faire un MBA. Chaque année dans le
monde, quelques 100 000 candidats suivent un MBA et déboursent 10 000 à
60 000 ¿ en frais de scolarité. Un investissement qu'ils espèrent
souvent rentabiliser grâce à de substantielles augmentations de
salaires. Mais avant de se lancer dans une formation coûteuse et
exigeante en terme de temps et de travail, mieux vaut s'interroger
clairement sur la façon dont elle pourra faire évoluer votre carrière.
Car le but d'un MBA n'est généralement pas d'acquérir une expertise
spécifique dans tel ou tel domaine mais bien de se préparer à des
fonctions de manager senior. "Faire un MBA est un moment clé dans un
parcours personnel et permet de rebondir. Mais il ne faut pas avoir peur
de changer de poste, de faire bouger sa vie", explique Valérie Gauthier,
directeur délégué du MBA HEC. Le MBA doit donc s'inscrire dès le départ
dans un projet professionnel très précis, et être choisi avec soin. "400
MBA environ tiennent vraiment la route, le reste c'est un peu n'importe
quoi", avertit Philippe Gabilliet, qui conseille de consulter les
classements réalisés par la presse économique.
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EDHEC : Ecole supérieure de commerce et de management