Les femmes face à la crise
En temps de crise, les besoins d'accompagnement sont plus prégnants
L'Apec a réalisé un sondage pour savoir quelles attitudes les femmes, qu'elles soient cadres en poste ou jeunes diplômées à la recherche d'un emploi, ont adoptées en cette période de crise économique ?
Une période éprouvante. La quasi-totalité des débutantes éprouvent des difficultés dans leur recherche d’emploi; et , dans ¾ des cas, ces difficultés sont fortes. Les bac+4 sont plus éprouvées que les bac+5. Et les diplômées en " sciences et technologies " ou " lettres, langues, arts et édition " plus à la peine que celles de la filière " électronique, informatique, télécoms ". Côté cadres, 42% ont le sentiment que l’activité de leur entreprise a diminué depuis septembre 2008 et même 56% pour celles qui travaillent dans l’industrie. Si elles se sentent encore majoritairement aussi à l’aise qu’avant dans leur environnement professionnel, bon nombre estiment cependant que l’ambiance s’y est dégradée.
Besoin d’aide. Dans ces conditions, beaucoup souhaiteraient être accompagnées. Près de 15% seulement des jeunes diplômées bénéficient du soutien d’un référent dans leur recherche d’emploi. Celles qui n’en ont pas sont 76% à estimer que cela leur serait utile. Et plus la recherche d’emploi s’allonge, plus le besoin d’un accompagnement se fait sentir. Les femmes cadres, quant à elles, ne sont que 6% à avoir un référent ou une personne conseil au sein de leur entreprise. Pourtant près de 40% seraient, à des degrés divers, intéressées par un tel dispositif. Les cadres dont l’emploi est très menacé sont particulièrement nombreuses à juger utile l’aide d’un référent.
Quel soutien ? Pour les jeunes diplômées, le référent est d’abord perçu comme un intermédiaire potentiel de mise en relation, que ce soit avec des recruteurs ou avec des cadres en activité. Il est aussi un conseiller qui peut les aider dans la définition de leur projet professionnel, dans la rédaction de leur CV ou de leur lettre de motivation et dans la conduite à tenir en entretien. Enfin, ces jeunes en attendent une transmission de connaissances, afin d’obtenir des informations sur un secteur, un métier ou une fonction. Concernant les cadres en activité, l’attente première vis-à-vis d’un référent ne s’exprime pas en termes de réseau, mais en partage de connaissances et de conseil. Toutefois, sans surprise, les cadres dont l’emploi est très menacé sont plus demandeuses que les autres de mise en relation avec des professionnels en poste.
Homme ou femme ? Les cadres et les jeunes diplômées interrogées n’ont dans leur grande majorité aucune préférence quant au sexe de leur référent. Les jeunes diplômées (91%) sont plus indifférentes à cet aspect que les cadres en poste (82%). Les cadres qui expriment une préférence penchent un peu plus pour un accompagnement au féminin (11%) qu’au masculin (7%). Il est à noter que, dans les faits, quand les femmes cadres ont un référent, il s’agit deux fois plus souvent d’un homme que d’une femme !
Source : Apec, Les femmes face à la crise, juin 2009
Consulter l'intégralité de l'étude sur les femmes face à la crise au format PDF :




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