Les cadres informaticiens de plus de 35 ans
La passion, 1ère raison de l'orientation vers les métiers de l'informatique
L'Apec a réalisé une enquête auprès de 1 500 cadres informaticiens de plus de 35 ans afin d'apporter un éclairage sur leur parcours professionnel et leurs opinions concernant leur métier.
La majorité des répondants voulaient devenir informaticiens avant de travailler. 62 % des cadres interrogés ont débuté dans l’informatique, alors que 56 % voulaient devenir informaticiens avant de commencer à travailler. C’est le cas de 73 % des cadres qui ont débuté directement dans le métier, contre 31 % de ceux qui se sont réorientés après avoir occupé un ou des emplois dans d’autres fonctions. La " passion " est la première raison de l’orientation vers les métiers de l’informatique, loin devant des logiques plus pragmatiques (marché porteur par exemple).
Les situations actuelles. 41 % des cadres en emploi dans l’informatique occupent leur poste depuis moins d’un an. Ils sont plus jeunes que l’ensemble des cadres interrogés et sont majoritairement satisfaits de leurs conditions de travail actuelles à l’exception de leurs possibilités d’évolution et des politiques de ressources humaines de leur entreprise. Les anciens informaticiens actuellement en poste dans une autre fonction ont quitté l’informatique à tous les âges, mais avec une concentration des départs entre 30 et 40 ans. Ils ne regrettent pas leur réorientation professionnelle, les deux tiers jugeant que l’intérêt des missions est plus favorable dans leur nouvel emploi. Enfin, les anciens informaticiens actuellement en recherche d’emploi souhaitent en majorité un nouvel emploi dans l’informatique. La moitié a plus de 45 ans, et tous affichent un important pessimisme sur leur chance de retrouver facilement un emploi.
Des mobilités fréquentes. Une petite minorité de répondants déclarent n’avoir jamais changé de poste ou d’entreprise. En outre, seul un tiers des cadres interrogés n’ont jamais été licenciés et seul un quart n’a jamais démissionné. Pratiquement tous les cadres interrogés ont donc connu une forte mobilité professionnelle. Par ailleurs, pour les cadres en activité dans l’informatique, quitter la fonction informatique constitue le premier souhait d’évolution.
Un métier qui offre des perspectives… sous conditions. Quel que soit leur profil, la majorité des cadres informaticiens affichent une relative confiance quant à la pérennité de leur métier en France. L’enjeu de la formation est toutefois très fortement mis en avant. Il s’agit de " La " condition pour rester dans l’informatique, l’obsolescence technique étant considérée comme un enjeu majeur pour la quasi-totalité des répondants. Avec cette réserve, ils jugent que le métier d’informaticien jouit d’une bonne notoriété et les deux tiers d’entre eux le conseillent aux jeunes.
Un groupe professionnel atypique ? Les informaticiens marquent plus fréquemment leur distance vis-à-vis du travail que les autres cadres selon une enquête* précédemment menée par l’Apec. 65 % considèrent le travail comme source de revenus plutôt que comme une source d’épanouissement personnel, contre 55 % de l’ensemble des cadres. Ils sont moins fréquemment " investis " et plus souvent " détachés ". Tout comme les autres cadres, les informaticiens placent la reconnaissance professionnelle au premier rang des indicateurs d’un emploi jugé comme intéressant. Ils mettent toutefois en avant d’autres priorités spécifiques : ambiance de travail, préservation de la vie personnelle, rémunération, stabilité… quand les autres cadres mettent davantage l’accent sur les notions d’autonomie et de responsabilités.
Source : Apec, Les cadres informaticiens de plus de 35 ans, décembre 2008
* Les générations en entreprise, juillet 2007
Consulter l'intégralité de l'étude sur les cadres informaticiens au format PDF :




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