Vidéos
Vidéo · D. Elyaacoubi : "Je suis très fière de mes échecs, ils m'ont permis de me reconstruire"
Diaa Elyaacoubi, PDG de Streamcore nous livre son regard direct sur la réussite professionnelle.
Secrets de réussites est une collection d'interviews de femmes top managers.
Eloïse Verdé-Delisle, Directeur des relations sociales et de l'emploi, IBM France.
Dominique Castéra, DRH de Safran.
Yseulys Costes, PDG de Millemercis.com.
Anne Joubert, Haut Fonctionnaire, Direction générale de l'Action sociale.
Agnès Lostis, Directeur du développement durable, Bouygues Immobilier.
Elisabeth Shemtov, directrice générale adjointe de l'Apec.
Marie Mazerat, DG de Bernard Julhiet Talent Management.
Hannelore Cayre, avocate, romancière, réalisatrice.
-----------------------------------------------------------------------
Transcription de l'interview
Pourquoi vous levez-vous le matin ?
L'envie, tout simplement, de réussir cette chose qu'on entreprend. Il y en a qui ont une envie matérielle, d'autres des envies de reconnaissance, moi je dirais que c'est une envie de construire, l'envie de voir quelque chose qui a démarré sur un coin de table et qui s'est terminé avec des équipes, avec des références, avec une reconnaissance de nos clients, de nos partenaires, de nos pairs. C'est ça qui me fait me lever le matin.
Travailler sur soi
Quelqu'un qui a un vrai potentiel, qui est un peu sclérosé, qui a envie, et qui n'arrive pas à trouver le pas... après ça dépend de sa maturité psychologique parce qu'il suffit d'abord de s'écouter, de travailler sur soi, et de se dire, qu'est ce qui est important pour soi ? Parce que si on est pas heureux, et si on arrive pas à trouver le moyen d'être heureux, on finit par ne pas s'émanciper et se développer comme on le souhaite. C'est pas toujours facile pour quelqu'un de se remettre en question et d'avoir le courage de rompre, c'est pour ça que souvent ce sont des ruptures, des changements importants dans la vie professionnelle, dans la vie personnelle qui nous font bouger mais ce devrait être beaucoup plus naturel de se dire "voilà, je vais prendre la décision de me remettre en question et de me lancer ailleurs".
Ne pas avoir peur
Moi je dirais tout simplement qu'il faut oser. Il ne faut pas avoir peur d'essayer de repousser cette peur : la peur de ne pas bien faire, la peur d'échouer, la peur de ne pas être à la hauteur...Et puis alors? On a tenté et ça n'a pas marché : ca marchera une deuxième fois, une troisième fois, il faut tenter.
Persévérer
Le plus important, c'est finalement la persévérance. La persévérance est d'aller jusqu'au bout, parce que ça ne vient pas tout seul. Tout est fait dans l'effort, tout est fait dans des moments de doute, des moments d'échec aussi. On peut avoir des échecs professionnels, mais ça ne veut rien dire. On peut rebondir. La capacité de rebondissement est quelque chose de très important. Et malheureusement, beaucoup de gens doutent dans leur capacité de rebondissement.
Et l'échec ?
Comment je le vis ? Je dirais que je le vis très mal, comme beaucoup de gens. C'est des nœuds à l'estomac. J'en dors pas. En même temps, il faut savoir aussi voir le verre à moitié plein, plutôt que toujours voir les échecs, et surtout grandir de ses échecs. Je ne crois pas du tout dans les personnes qui réussissent tout le temps. J'ai aussi des échecs de recrutement, des échecs de projets qui n'ont pas abouti, mais j'en suis très fière, parce que quelque part c'est ça qui m'a permis de me reconstruire.
- Vidéo · H. Cayre : "Je ne sais pas ce que je vais faire. Il y a des jours où je suis extrêmement angoissée."
- Vidéo · Marie Mazerat : "Il faut oser prendre des risques. On n'en meurt pas si on se plante."
- Vidéo · Agnès Lostis : - Prendre conscience de ce qui plaît, et faire les bons choix en connaissance de cause, ça donne une liberté




S'abonner
Ecrire un commentaire
pasc le 16/08/2011 16:35
opinion
bonjour, je suis en grande partie d'accord, il faut toujours s'accrocher, se remettre en cause, tout se fait à l'energie, c'est comme une course de fond ou de vélo, parfois on est bien et parfois un peu moins dans le coup. il faut se lever avec la niaque et voir le verre à moitié plein.
Oui la France reste très loin du dynamisme anglo-saxon. cela fait vingt que l'ont que nos PME n'atteignent que trop rarement des tailles critiques dans bien des secteurs d'activité, nous n'arrivons pas à la cheville des allemands et des anglais. Les français ont du mal à travailler ensemble a mon sens. Les cabinets de recrutement font tout sauf leur travail!!! Ils pensent à leur commission avant de penser aux candidats et à leur personnalité. Quant à notre dette, il n'y pas de quoi pavoiser tout de même!! Restons positif néanmoins!!!
Réseaux le 24/02/2011 11:16
Une surveillance
Sans entrer dans le terme "échecs" ,
Il est utile, en tout temps de garder un oeil sur la cohérence d'un projet .
En matière d'Emploi , cette cohérence peut -être revue, de façon personnalisée, avec des consultants Pôle Epmloi et/ ou Apec.
néosapiens le 21/09/2010 10:47
Malheureusement, les échecs, particulièrement après une création d'entreprise, sont peu appréciés des recruteurs; Et cela marlgré les discours lénifiants sur la prise de risque. Il est encore difficile pour un candidat de justifier un échec en tant qu'entrepreneur. Nous ne sommes aps dans une culture anglosaxonne qui valorise ce type d'expérience !
colorielle le 21/09/2010 10:29
Très juste le point de vue sur la nature humaine et si peu exprimé ou pas aussi clairement. Oui, nous apprenons de nos échecs et aussi ils nous formatent en apprentissage sur nos fragilité à renforcer, tout comme nos réussites nous formatent en performances mais ils sont tellement utiles pour bien se positionner. Se décider à changer de cap, c'est se mettre en danger et dominer cette peur irriscle de ne pas y arriver ou mal et de décevoir les autres et soit même, alors très souvent on se complet dans une situation qui ne nous convient plus en se persuadant que notre raison nous fait tenir. c'est comme avoir les deux ski dans le vide quand on se lance, on a laché les appuis précédants et pas encore découvert les nouveaux par méconnaissance du terrain, alors on doute de la pertinence du choix. On est fragilisé par un grand changement, il faut faire preuve d'adaptabilité et de remise en question sur soi. Les moments de découragements sont nombreux pendant lesquels on regrette le confort d'avant meme si l'on était plus aussi bien qu'au début....Et si l'on échoue on pourra se dire qu'on l'a tenté alors que si l'on réussit on se dira "mais pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt!..."
Pagination :