Témoignages
VIDEO · - Je vis en Normandie mais je travaille à Paris
Certains cadres en rêvent, Frédéric Tarder l'a fait. Il a trouvé un poste à Paris et continue de vivre en Normandie. Il nous explique comment il s'organise et pourquoi cet équilibre entre vie privée et vie professionnelle lui convient.
De plus en plus de cadres vivent en Province tout en travaillant à Paris. Plusieurs éléments concourent à ce phénomène.
Une conjonction d'éléments. En premier lieu les cadres aspirent à un meilleur équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Qu'ils soient provinciaux et travaillent là où se trouve la majorité des opportunités professionnelles, ou qu'ils soient parisiens d'origine.
Cette aspiration est confortée d'un côté par des dispositifs financiers incitatifs. Depuis 2009, tout employeur doit prendre en charge 50 % des frais d'abonnement à un service public de transport collectif entre la résidence habituelle et leur lieu de travail et ce sur tout le territoire. Ainsi les coûts de transports à la charge des salariés ont fortement baissés. Et d'un autre côté, par des prix de l'immobilier parisien qui rendent quasi impossible pour la plupart des jeunes cadres d'acheter un logement familial dans la capitale malgré des taux de crédit immobilier attractifs mais qui sont les mêmes sur tout le territoire. Si on y ajoute le développement des trajets TGV de courte durée. Tours, Vendôme, Le Mans sont à moins d'une heure de Paris, de plus en plus d'éléments sont réunis pour que de nombreux cadres sautent le pas.
Est-ce possible pour tous les cadres ? Pour autant les cadres qui envisagent un tel changement doivent s'assurer que cela est réellement possible. Sur le plan professionnel, cela dépend du poste occupé, du degré d'autonomie, des horaires habituels de travail. Mais aussi de la culture de l'entreprise, d'autres le font-ils déjà dans leur entreprise ? Quelle sera la réaction du manager ? Sur le plan familial, tout le monde est-il prêt à ce changement de vie, à ce nouveau projet ? Mieux vaut vérifier tous ces éléments avant de se lancer.
Article rédigé par Emmanuelle Papiernik
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Maryline le 24/06/2011 14:36
Je ne pensais pas que nous étions si nombreux à vivre ainsi ! Ce genre d'organisation est faisable mais les relations sociales, le sport, et autres activités ... sont presque impossibles. Je suis d'accord avec les commentaires concernant le centralisme français. Il est vraiment dommage que les entreprises et les opportunuités se trouvent essentiellement sur Paris. De nombreuses villes de province offrent l'ensemble des infrastructures nécessaires à l'installation et au développement des entreprises.
Frédéric le 22/06/2011 15:22
Ne pas idéaliser ce mode de vie
J'ai travaillé 3 ans à Paris tout en vivant en Normandie ; un job passionnant avec une grande autonomie, beaucoup de responsabilités, un salaire que je n'aurai plus en province, beaucoup d'avantages .... mais aussi des inconvénients ! Les retards incessants allongeant quelquefois les temps de trajet du double voire plus, des semaines entières de mouvements sociaux qui créent un stress tous les matins et tous les soirs "vais je pouvoir rentrer chez moi ce soir ?", les wagons bondés du vendredi soir ....
Oui, il y a de grands avantages à travailler à Paris et vivre en province, ne serait que par une qualité de vie bien plus agréable. Mais Il ne faut pas idéaliser ce mode de vie épuisant.
Je crois qu'il est nécessaire d'avoir un poste avec une autonomie maximale et pas de contraintes horaires, une solution de secours pour dormir à Paris le cas échéant (voire au moins une fois par semaine).
Viedecadre le 22/06/2011 12:32
Bravo
Merci pour ce sujet de société très bien traité, avec cette vidéo et aussi pour les commentaires très instructifs. Je réfléchis depuis un moment à déménager en province et là, les problèmes sont bien posés.
Nath le 22/06/2011 11:23
Prenez le TGV n° 6700 départ de Dijon à 6 h 20 arrivé à Paris Gare de Lyon 8 h et vous verrez le nombre de personnes qui prennent tous les jours ce TVG ou celui suivant à 6 h 53.
Nous c'est 315 km aller forfait mensuel 588 € + 1.5 € de réservation par trajet. Un budget mais qui correspond à la location d'un studio à Paris plus les charges (au mini 800 € / mois)
Je préfère effectué les trajets tous les jours et avoir un F4 à Dijon qu'habiter à Paris dans un studio. C'est un choix de vie
J'espère trouver un poste à Dijon ou sa région un jour quand la crise enfin ne se fera plus ressentir dans cette région
Chris le 21/06/2011 22:55
Toujours d'actualité
Cela fait maintenant 4 ans que je travaille sur Paris et habite à 15km de Verneuil sur Avre en Normandie soit 250km A/R, soit 1h50 en prennant l'A14. A cela , mon emploi demande beaucoup de déplacement en IDF et province. J'ai 38 ans et suis encore plein d'énergie .Le temps perçu est différent et j'ai l'impression que le trajet ne dure qu'une heure car la circulation est fluide si l'on part de bonne heure. Le plus difficile est de ne pas voir sa famille le matin et soir. En rechanche, le week end, pas besoin de partir,nous sommes privilégiés sur ce point. L'idéal est d'avoir un véhicule de société car sinon le budget explose et demande près de 500€ de gasoil + le cout de l'A14 et l'usure de la voiture.
En conclusion, il faut bien réfléchir à ce type de vie car tout le monde n'est pas capable de ce rythme infernal. Lorsque l'hiver arrive, c'est encore plus difficile.
Sylvain le 21/06/2011 18:45
Ne revons pas.
Ce genre de trajet longue distance quotidien relève du calvaire pour la plupart de ceux qui doivent s’y résoudre (un peu moins pour ceux qui voyagent en 1ère classe, comme le cadre de la vidéo). De plus au moins deux problèmes se posent :
- La saturation. En effet la vocation des trains « grandes lignes » est de transporter les gens pour des déplacements occasionnels. Si on banalise l’idée de parcourir quotidiennement des centaines de kilomètres, le volume de passagers à transporter peut rapidement devenir ingérable pour les compagnies de transport. A un moment ou un autre elles seront donc obligées de pratiquer une politique tarifaire de dissuasion.
- Le développement durable, car il faut bien de l’énergie pour faire rouler ces trains.
Jel'aitenté le 21/06/2011 13:26
Jel'aitenté
Ayant expérimenté pendant 4 ans ce type d'AR entre une ville de Province à 1h de Paris (Amiens) et travailler dans le 92 (encore 45 min de métro), soit près de4 h par jour de transport, ma conclusion est que le ryhtme est très éprouvant physiqumement, surtout si on n'a pas la possibilité d'avoir au minimum une journée en télétravail.
Pour ma part j'ai jeté l'éponge au bout de 4 ans, bien que très attaché à ma qualité de vie. Toutefois, en cherchant bien, il y a de nombreuses villes en proche banlieue accessible financièrement avec un cadre de vie verdoyant.Et je préfère débourser 300/400 euros en plus dans mon loyer et profiter de la vie.
Il est dommage que la Province ne procure pas plus de possiblités de postes surtout dans des grandes villes comme Lille, Rouen, Reims, Bordeaux ou Rennes.
Vosgexpat le 20/06/2011 17:38
Versaille et sa Cour
Voilà à quoi nous sommes réduit, nous, les diplômés Bac+5. Une (mal)chance sur deux de tomber à Paris pour le boulot, avec tout son corollaire de nuisance, d'incivilité et d'individualisme. Et pour ceux qui veulent monter une famille, allez en grande banlieue, ou installez vous dans des villes périphériques...mais ne comptez pas votre temps en transport et en organisation. C'est oublier également l'effet de pendule à chaque week-end, allez-hop !! tous sur les autoroutes dans les bouchons pour retrouver un peu d'air frais dans nos chères campagnes.
Quand je compare avec l'Allemagne où les provinces sont très dynamiques et accueillent de nombreuses grosses PME pourvoyeuses d'emplois qualifiés...avec une vrai R&D et pas un soupoudrage à la française, je rigole...
L'héritage colbertiste et le centralisme à la sauce Versaille n'est pas près de disparaitre. Bienvenue en France, le pays où il fait bon prendre des vacances ou visiter ses musées, mais pas pour y travailler.
Avec enfants le 20/06/2011 15:15
Vie des cadres
Voilà un sujet sur la vraie vie des cadres qui cherchent un équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Pour avoir fait ce choix, la vraie question sur un plan personnel est celle des enfants. Plus ils sont jeunes et plus c'est compliqué mais maintenant que mes enfants grandissent, je ne regrette pas ce choix.
Clement le 20/06/2011 14:45
Chez les rémois, nous sommes tres nombreux a connaitre ce rythme de vie. Le TGV Reims Paris c'est 45 min de transport. Pas plus que le RER de la grande banlieue. Par contre quand on rajoute le métro en plus, les temps de trajets deviennent assez important. Personnellement, j'ai environ 3h30 de transport par jour. Avec le defaut que les TGV ne partent pas tous les quarts d'heures. Il faut donc savoir être très ponctuel sur ses horaires pour que l'enchainement, maison, transport, tgv, metro et boulot metro et tgv se fassent sans encombre.
C'est tout de même plus usant que de travailler directement sur Reims ! La vie familiale en prend un coup
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