Entretien
Ex-entrepreneur, futur salarié : à dire et à ne pas dire en entretien
Mettez tous les atouts de votre côté
Les arguments que vous pouvez employer
"J’ai tenté ma chance en créant mon entreprise. Avec le recul, je sais que j’ai probablement commis des erreurs. Mais cette expérience m’a énormément apporté en terme de management, de connaissance du monde de l’entreprise et de capacité à prendre des décisions."
Vous avez pris du recul sur votre "situation d’échec". Vous en ressortez grandi, plus riche humainement et professionnellement. Vous voilà prêt à rebondir et à mettre vos qualités au service de l’entreprise ... d’une ou d’un autre !
"J’ai adoré mon expérience de consultant indépendant. Mais j’ai réalisé au bout de quelques mois que cette liberté me privait du travail quotidien en équipe. C’est une des raisons qui motive mon retour en entreprise."
Vous mettez en exergue votre personnalité autonome, tout en insistant sur votre désir de partager avec d’autres vos compétences et vos idées. Vous êtes un manager prêt à être opérationnel ! Vous positivez ainsi quelques mois ou années de travail en solo, une expérience qui suscite souvent l’appréhension des DRH.
"Je souhaite valoriser sur mon CV mon expérience de créateur d'entreprise."
Valorisez les compétences acquises en tant qu'indépendant et transférables au poste visé. Si ces compétences sont pertinentes pour ce nouvel emploi, elles entreront en ligne de compte dans la négociation salariale. Les compétences les plus appréciées des recruteurs sont les capacités managériales, commerciales, et d'analyses des situations, y compris lors d'un échec.
Les arguments à éviter
Mon entreprise a périclité à cause du manque de compétences et de motivation de mes collaborateurs."
Le DRH c’était vous ! Donc, si les collaborateurs étaient mauvais, c’est que vous les avez mal recrutés. Et mal managés. Cette critique ne fait donc que pointer votre incapacité à endosser le rôle de manager, qui est rappelons-le, celui qui décide ... et assume.
"Je souhaite intégrer votre entreprise pour reprendre mon souffle avant de me lancer dans une nouvelle aventure !"
C’est la peur N°1 des recruteurs. Consacrer du temps et de l’argent à vous embaucher, pour vous voir filer 6 mois après ! Si la fibre entrepreneuriale est toujours vivace, mettez là « officiellement » en sommeil. Et profitez de cette nouvelle opportunité professionnelle pour élargir le champ de vos compétences.
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doro le 07/10/2011 10:19
Réonse à Xyber75
Bonjour Xyber75,
Je vois très bien dans quelle situation tu te trouves...j'ai dû retourner vivre chez mes parents après la fin de l'aventure entrepreunariale, la honte!
Je suis d'accord avec les autres, il faut viser les PME et surtout bien cibler les compétences acquises lors de la créa + tes points forts et viser les postes correspondant.
Et surtout, en entretien : rassurer les recruteur, non je ne veux pas devenir khalif à la place du khalif, non je ne viens pas pour repartir tout de suite...
Oui j'ai aimé cette expèrience, je retenterai certainement mais je veux apprendre de votre entreprise, de vos savoirs faire....
Je sais que nos profils font peur, mais après en PME est drôlement plus efficace que la moyenne...mais il faut rester à sa place, à son niveau, c'est le 2nd challenge apèrs celui de trouver un boulot
Bon courage à toi, dans tout les cas avoir créer doit rester une fierté!
doro
yves_transam le 05/10/2011 15:03
Monsieur
....éh oui mon cas pour ma part...
Xave le 05/10/2011 10:21
Bien vu Laurent, ton approche est correcte!
Laurent a entièrement raison, à condition que tu ne sois pas hors jeu suite à une liquidation par exemple?
Bon courage à tous.
Laurent le 04/10/2011 22:54
Pour ma part après avoir fait le constat qu'en tant qu'entrepreneur si j'avais les compétences techniques de mon métier, je n'avais pas assez de compétences commerciales et pas mal de soucis avec mes associés, je suis revenu au salariat.
Quand j'ai senti que mes revenus en tant qu'entrepreneur ne me permettaient plus d'assumer correctement toutes mes charges familiales, j'ai dit à toutes les personnes que je croisais professionnellement que je souhaitais revenir au salariat y compris à mes clients. Résultat : 2 d'entre eux ont proposé de m'embaucher. Un était une grande entreprise et après deux entretiens, j'ai vu qu'il n'était plus possible pour moi de retourner dans des grandes structures trop lourdes et trop lentes. En revanche, une PME m'a fait une proposition intéressante. Le patron était lui-même entrepreneur et a bien compris ma situation, les compétences que j'avais et celles que je n'avais pas...Pour lui le fait d'être passé par la création d'entreprise était un plus dans mon parcours. J'étais à même de comprendre comment fonctionne une PME et quelles sont ses contraintes, ses faiblesses et ses forces. Aujourd'hui, je suis toujours dans cette PME et heureux d'y être. Mon conseil serait de prospecter les PME de votre secteur en allant dans les salons pro et d'activer votre réseau et de parler aussi souvent que possible de vous et de tous les projets et résultats obtenus avec vos clients.
jean-baptiste le 04/10/2011 22:43
pour finir sur ma démarche, je suis à 7 entretiens, sur des postes différents, de consultant en stratégie à conseiller de direction, je suis sur le point de finaliser , négociation sur le salaire.
je me répète, mais l'entrepreneur fait peur et c'est normal, vous qui étiez avant recruteur, vous ne cherchiez pas un collaborateur qui pouvait partir trois mois après chez le concurrent ou monter sa boîte en vous piquant la clientèle....
Il faut se glisser dans le moule, suivre les procédures, découvrir la machine à café.....
Mais au fait, dans mon entreprise, j'avais recruté un senior de 61 ans, par ce que j e me doutais en voyant son cv que c'était une pépite, et un autre de 52 ans, ancien chef d'entreprise, j'avoue que c'était les deux plus difficile à gérer, moi du haut de mes 28 ans et eux, du haut de leurs âges et de leurs expériences.
petite parenthèse, mon expérience de chef d'entreprise sur mon cv s'adosse à des diplômes universitaires qui sont venus appuyer mon parcours, et c'est la combinaison des deux que retiennent les recruteurs, je leurs pose la question pendant les entretiens, à savoir ce qu'ils ont retenus de mon cv, ce qui les a motiver à me retenir, je suis curieux....
bonsoir à tous
jean-baptiste le 04/10/2011 22:31
Bonsoir,
à 33 ans et après 8 ans d'entrepreunariat, je change de cap, pas facile le face à face avec des salariés-recruteurs qui demandent "comment allez vous subir la hiérarchie?" ma réponse est pourtant simple, la hiérarchie dans l'entreprise est la même que celle du patron face à ses clients, donneurs d'ordres.Pour ma part, petite entreprise de six personnes avec pour clients de grands groupes s'appuyant sur notre flexibilité, rapidité et notre compétence ( pas d'égo, mais la compétence est la clé d'une petite entreprise, comment caché son incompétence quand on est 6 !!! et non pas caché dans une tour de la défense à 650 !!)Mais le cap est en train de passer, j'avais fait le tour de mon entreprise et du marché, mon envie d'apprendre et ma curiosité m'ont poussés à franchir la frontière, et venir du côté du salarié, expérience qui je le souhaite sera riche.
A vous, collègue de l'entrepreunariat, ne vous décourager pas, adapter vos compétences, qui sont nombreuses,au poste visé.
J'ai travaillé pour mettre à plat les compétences qui sortent du "management", elles sont nombreuses et riches, ne garder à chaque fois que les plus pertinentes en fonctions de vos candidatures.
Et dites vous, le champs de connaissances et la largeur des compétences vous permettent de viser large dans l'entreprise, nous ne sommes pas restreint à la comptabilité ou au support et administration des ventes.
Courage à tous .....
jean-baptiste le 04/10/2011 22:31
Bonsoir,
à 33 ans et après 8 ans d'entrepreunariat, je change de cap, pas facile le face à face avec des salariés-recruteurs qui demandent "comment allez vous subir la hiérarchie?" ma réponse est pourtant simple, la hiérarchie dans l'entreprise est la même que celle du patron face à ses clients, donneurs d'ordres.Pour ma part, petite entreprise de six personnes avec pour clients de grands groupes s'appuyant sur notre flexibilité, rapidité et notre compétence ( pas d'égo, mais la compétence est la clé d'une petite entreprise, comment caché son incompétence quand on est 6 !!! et non pas caché dans une tour de la défense à 650 !!)Mais le cap est en train de passer, j'avais fait le tour de mon entreprise et du marché, mon envie d'apprendre et ma curiosité m'ont poussés à franchir la frontière, et venir du côté du salarié, expérience qui je le souhaite sera riche.
A vous, collègue de l'entrepreunariat, ne vous décourager pas, adapter vos compétences, qui sont nombreuses,au poste visé.
J'ai travaillé pour mettre à plat les compétences qui sortent du "management", elles sont nombreuses et riches, ne garder à chaque fois que les plus pertinentes en fonctions de vos candidatures.
Et dites vous, le champs de connaissances et la largeur des compétences vous permettent de viser large dans l'entreprise, nous ne sommes pas restreint à la comptabilité ou au support et administration des ventes.
Courage à tous .....
Vivi le 04/10/2011 22:16
décalage
Bonsoir à tous,
Je voulais juste préciser mon propos d'hier soir : je parlais des besoins en main d'oeuvre (cadres hautement qualifiés voués à péter un plomb tellement on nous débilise) et non en management (les conséquences neurologiques ne sont pas moindres). J'ai l'impression qu'en tant qu "ex-entrepreneurs", on souhaite prétendre à intégrer le milieu très restreint du management en grande entreprise. Et là je veux faire déchanter :
- Avant de devenir simple cadre sous-exploitée, je suis passée par des études supérieures (thèse de doctorat +post-doc) et 5 ans et demi de chômage... C'est pour dire que les places sont chères.
- Les managers sont amenés à travailler dans des conditions relativement difficiles de nos jours (budjet, planning, innovation à valeur démontrée, reporting... sont leurs seules priorités). Ils chercheront donc naturellement à s'entourer de gens qui adhèrent au système, pour les soulager d'autres "tracasseries". Ils ont très peu de marges de manoeuvre (faut aimer être un mouton du système).
- Les peu de places qui permettraient de valoriser une expérience d' "entrepreneur" sont en général réservées aux employés qui sont déjà dans le système et qui veulent progresser. C'est légitime et pérenne.
- Parfois on peut penser être meilleur que celui qui occupe le poste mais il faut le démontrer, faire ses preuves (c'est mon chômage qui m'a appris ça). Cela passe sûrement par l'humilité, la volonté, la persévérance.
- Je trouve présomptueux de penser que, parce qu'on a été "entrepreneur", on peut révolutionner une grde entreprise, booster le chiffre d'affaire. L'inertie, les procédures qualité, les personnalités-niveaux-motivations diverses et variées des collaborateurs, l'EHS... sont autant de difficultés et obligations auxquelles on ne peut pas déroger.
Pourquoi ne pas persévérer dans l'entreprenariat, même après un échec ? Peut-être avec une moindre ambition ?
Xyber75 le 04/10/2011 18:56
Bon, mais alors que faire?
Chers tous, Yves, Jean, Nathalie, Doro et Vivi,
Je suis dans un tel cas, après 25 comme chef d'entreprise et tout juste 45 ans, je suis à la rue, car le salariat est beaucoup trop craintif pour rester poli et aimable.
Je suis Entrepreneur et je le reste, mais sans une bille pas franchement facile de tout reprendre à zéro.
Il ne me reste plus qu'à compter sur la chance ou sur l'un de vos tuyaux.
La solitude de l'entrepreneur, c'est avant pendant et aussi après!
En vous remerciant tous.
yves transam le 04/10/2011 18:19
Monsieur
Je suis extremement étonné que beaucoup de bonsens existe mais que l'imbécilité humaine perdure surtout dans les grandes entreprises...
Le fait d'être entrepreneur est un atout pour ceux qui savent ce que c'est d'être entrepreneur :
Les entreprises, grands groupes et autres cabinets de recrutement de renom dont je ne citerai pas le nom ont cette ridicule appétence à recruter ce qu'ils voient sur leur fiche.
Etant moi même consultant RH, je voisq ue mlahuereusement des sup de co qui n'ont absolument pas la capacité a être recruteur, sont les consultant actuels et dont on les qualifie de "talents"...
Qu'est ce qu'un TALENT ?
Le talent n'est pas dissimulé dans le diplome, ni dans l'entreprise pour laquelle collabore la personne, et encore moins dans les années d'experience...
"Chers confrères, merci d'être professionnel...les quinqua ne sont pas dépassés"
Enfin, bien sur que l'intelligence devrait pousser à prendre des quinquagénaires qui ont un savoir faire poussé et des qualités que l'on ne trouve que rarement aujourd'hui...mais on parle d'intelligence..., ce qualificatif ou ce nom dont bîentôt l'on ne trouvera plus trace dans le dictionnaire...
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